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20-02-2024

 

 

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Signalement de :

« Une vie consacrée à la poésie »

sous la supervision de Annie Briet

spécial Michel Cosem

Encres Vives n° 529, 6,10 € abonnement 40 €

chèque à l’ordre de Encres Vives à adresser à

Eric Chassefière, 232 av. du Maréchal Juin, 34110 Frontignan

***

« L’heure de la tourterelle »

préface de Annie Briet

Encres Vives n° 530, 6,10 € abonnement 40 €

chèque à l’ordre de Encres Vives à adresser à

Eric Chassefière, 232 av. du Maréchal Juin, 34110 Frontignan

***

Présentation de :

Pierre Ech-Ardour

« Vespérales élégies » pérégrinations poétiques et cosmologiques

de Sète à Ceret

éditions Levant, 70 p, 15 €.

Pierre Ech-Ardour réside à Sète (France). En son rapport intime aux lettres, sa poésie, « tours de mots » où interfèrent extrinsèques lumières et clartés profondes, incarne la parole d’une utopie propice à l’approche des sources du monde. Sa poésie traduit ce battement, cette trame discrète où s’orfèvre le poème ; chaque mot porte le déplis d’une pensée poussée à l’orbe des confins. L’écriture, jouant de sa lumière et de sa contre lumière, laisse doucement à l’entente la palpitation du froissement et du défroissement des mots, conservant perpétuels leur vastité et leur respir. Ce sont dans ces amples et discrètes variations que la parole trouve son surgissement de visage, cette force particulière d’être elle-même l’envol de ce qui d’un coup se dévoile à la vue et à la pensée et aussitôt se dérobe, insoluble. Et si se laisse saisir par la peau que donne la traverse des langues, des souffles terrestres, des sensualités et des mémoires d’une certaine intimité, sa poésie est une voix portée, une entière adresse à l’humain et à son tremblement d’infinité.

Les Editions Levant publient en janvier 2024 le premier recueil d'une trilogie, titré "Vespérales élégies", recueil de 60 poèmes dédiés à la Vie, à la Liberté, à la Femme et à l'Amour. Il est orné de trois œuvres de Chantal Giraud Cauchy , « Pigments outremer et blanc sur Velin d’Arche – Reliefs 1, 2 et 3 », conçues pour l'ouvrage. La présente publication a été rendue possible grâce au mécénat de Sète Agglopôle Méditerranée.

***

Christian Viguié

« Comme une lune noire sur ma table » Poésie

éditions La Table Ronde, 176 p, 17 €.

 

Comme une lune noire sur ma table

Il y a l’ombre d’un arbre

l’ombre d’une montagne

mais je préfère une ombre plus grande

celle de mon bol

Elle est comme une lune noire

sur ma table.

 

Cela me fait du bien de dire

le ciel est le ciel

une pomme est une pomme

Il suffit d’ouvrir ma porte

de regarder ce qui est

 

Pourtant quelque chose se détériore

à l ’intérieur du regard et des mots

les serrures du silence

le jour dépouillé

n’importe quelle sentence

la cérémonie du vent

comme si la première définition du réel

était de nous faire tenir

au bord du vide

Pourquoi le réel ne serait-il pas un enfant

qui danse quand il danse

un enfant qui dort quand il dort

un enfant que nous pourrions nommer

uniquement avec nos lèvres perdues ?

 

***

Sabine Garrigues

« rien n’est su »

éditions Le Tripode, 125 p , 13 €

Originaire de Châlons-en-Champagne, Sabine Garrigues est comédienne et professeure de yoga. Des années après la mort de sa fille au Bataclan en 2015, elle écrit rien n’est su. Une première version de ce texte est devenue en 2022 une pièce radiophonique pour France Culture avec la comédienne Audrey Bonnet sous le titre : Nuit de guerre à Paris.

rien n’est su est un récit grave, lumineux, habité par l’amour entre une mère et sa fille. Que faire quand le monde s’écroule et que la vie demeure ? Sabine Garrigues raconte la brutalité de la mort, le manque, la réinvention de soi. Les mots, émancipés des majuscules et de toute ponctuation, disent l’insoutenable absence, mais aussi la beauté d’un monde qui comprend le vide et la douleur : « la mort nourrit la vie / avant je ne le savais pas / maintenant je le sais ».

rien n’est su est le premier livre de Sabine Garrigues. Écrit au fil des ans après la disparition de sa fille au Bataclan en 2015, il a donné naissance à une pièce radiophonique diffusée en 2022 sur France Culture sous le titre : Nuit de guerre à Paris. L’interprétation était menée par l’autrice et la comédienne Audrey Bonnet, que le Tripode remercie pour la découverte de ce texte.

***

 

13-02-2024

 

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Casimir Prat

 

   

 

 

06-02-2024

 

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Diffusion de « Ma vieille France » de Gérard Blua

chanté par Jean-Claude Ettori

extrait du CD « Vivre » (AGIC diffusion, 20 €)

***

Lecture de poèmes de Michel Eckhard Elial

extraits du livre de Ronny Someck et Michel Eckhard Elial :

« Cristal Blues »

illustrations de Giraud Cauchy (verre) et Ferrante Ferranti (photographies),

avant-propos de James Sacré

éditions Ségust, 40 p, 15 €

***

Présentation et lecture d’extraits

de « Cette enfance à venir » poèmes de

Gilles Baudry, dessins de Nathalie Fréour

éditions L’enfance des arbres, 15 €

***

Présentation et lecture d’extraits

de « René Guy Cadou La fraternité au cœur »

de Jean Lavoué

préface de Ghislaine Lejard, postface de Gilles Baudry

éd. L’enfance des arbres, coll. Poésie et intériorité, 298 p, 20 €

***

Présentation et lecture d’extraits

de « Ecrits de l’arbre dans le soleil »

de Jean Lavoué

éd. L’enfance des arbres, 134 p, 15 €

***

L’éternité est-ce autre chose

que cette épiphanie

entre déclivité nativité

le seul sésame

qui nous ouvre la porte des humbles ?

 

Celle-ci déjà

 

d’air et de bleu

qui gît en nous inentamée

et se tient à l’orée des merveilles

 

Gilles Baudry « Cette enfance à venir »

***

Se laisser traverser simplement

Par la splendeur muette

De la vie qui se cache

Dans l’évidence de sa victoire

Qu’aucune menace n’altère vraiment !

 

Pour cela, s’en tenir à la confiance

De ce qui s’élève en nous

Même si nous tombons lourdement.

 

C’est à partir du sol que s’élance la sève,

C’est dans le tremblement des racines

Que partout s’élève la terre vers la lumière.

 

Nous serons guidés dans ce frémissement

De feuilles et de branches

 

Vers ce ciel qui nous accepte tel que nous sommes

Dans notre fragilité arrachée aux verrous de la peur.

 

Jean Lavoué « Ecrits de l’arbre dans le soleil »

***

 

 

 

 

30-01-2024

 

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L’émission « Les Poètes » présente ses condoléances au poète chanteur

toulousain Bruno Ruiz pour le décès de son épouse, l’artiste plasticienne

Kathy Ruiz-Darrasse.

Est diffusé de Bruno Ruiz son poème chanté « Hom-Louve » extrait

de son CD « Après ».

***

Lecture d’un poème de Ioulia Fridman, poète, écrivain et traductrice qui vivait à Moscou

et qu’elle a dû quitter dès l’agression de l’Ukraine par les troupes russes. Ce poème est extrait du recueil « Non à la guerre ! » Poètes contre la guerre des éditions Caractères (9 €).

***

Présentation enthousiaste de la réédition en format poche de l’œuvre de

Jacques Ellul (1912 - 1994)

écrivain, philosophe, théologien, Résistant, dans la collection « La petite vermillon »

des éditions La Table Ronde. Parmi les titres publiés Christian Saint-Paul invite à lire particulièrement :

« L’espérance oubliée » 398 p, 10,50 €

« Politique de Dieu, politiques de l’homme » 304 p, 8,90 €

« Le livre de Jonas » Préface de Sébastien Lapaque, 192 p, 7,30 €

***

Le reste de l’émission est consacrée à l’œuvre poétique toujours continuée de

Gilles Lades

avec trois de ses dernières publications :

« Ouvrière durée » éd. Le silence qui roule, 2021, 100 p, 15 €

« Le poème recommencé » éditions Alcyone, coll. Surya, 90 p, 20 €

Lecture d’extraits.

Un poète ancré dans son pays Le Quercy et par là-même dans la terre, celle de nos campagnes et la Terre universelle.

***

As-tu regardé l'insigne maison

er les lieux du poète ?

 

Le vent parcourt les chemins et les chênes

tu reconnais ton ancien passage

aux champs abolis par l'hiver

à la cabane de pierre

qui n'est qu'un tas aveugle

 

une feuille tombe à tes pieds

la dernière à rejoindre l'humide

 

un buis demeure

dans la niche d'un fourré

comme un chevreuil vigilant

 

Noël cahote dans ta mémoire

avec les larmes de joie de l'enfance

 

l'on a tant fait pour que tu vives

et puisses dire

 

tu mets le cap à l'inconnu

en quittant la vue du village

rajeuni de soleil au fond de la vallée

 

Gilles Lades (extrait de Pays perpétuel)

 

 

 
 

 

23-01-2024

 

Jean-Louis Clarac

 

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Signalement réitéré du livre de

Jean-Michel Maulpoix

« Sous la neige »

éditions Mercure de France, 116 p, 16 €

***

Christian Saint-Paul reçoit son invité :

Jean-Louis Clarac

venu informer les auditeurs de la continuation

de la revue et éditions Encres Vives

abonnement 45 € à adresser à Encres Vives ,

232 avenue du Maréchal Juin

34110 Frontignan

 

et parler de son dernier livre

« La rumeur et le fracas »

Jacques André éd. 92 pages, 14 €

 

 

 

 

 

16-01-2024

 

 

 

 

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Emmanuel Savy

 

 

Elizabeth Aragon

 

 

Signalement de la parution de

Nouveaux Délits

Revue de poésie vive

numéro 77

Un très bon sommaire comme toujours, à découvrir.

Lecture de l’éditorial de Cathy Garcia Canalès :

Aucune vie ne ressemble à une autre et la douleur n’est pas toujours visible, quantifiable, sauf quand elle est si collective qu’on ne peut plus l’ignorer. Aucune vie ne ressemble à une autre, certaines sont tellement pleines de ces épreuves qui jettent à terre, rouent de tant de coups que cela semble n’avoir plus aucun sens. Les épreuves cependant qui nous tordent, nous forgent de l’intérieur jusqu’à parfois toucher la grâce. Toujours au bord pourtant de basculer, grâce ou folie, la frontière est si fine. En ce début d’année où il est de coutume de souhaiter et s’entre souhaiter, mes pensées vont vers toutes celles et ceux qui souffrent dans leurs corps, dans leurs têtes, dans leur vies, dans le corps des êtres qui leur sont chers. Mes pensées se ruent vers celles et ceux qui vivent dans la peur, la terreur, l’horreur, celles et ceux qui sont accablé-e-s par les injustices, celles et ceux qui éprouvent une solitude inhumaine, celles et ceux qui ont le cœur en miettes, l’âme mutilée, celles et ceux qui sont oubli-é-e-s, piétiné-e-s, humili-é-e-s, écrasé-e-s, broyé-e-s, perdu-e-s, poussières… Et je me souhaite — car qui suis-je pour dire à d’autres ce qui leur est nécessaire ? — je me souhaite, donc, le courage de garder dignité quoiqu’il arrive et le sens du respect, la volonté d’être juste, d’accepter ce qui en moi est fragile et blessé, ce qui chemine dans les ténèbres et la force d’endurer ce qui me tord, me forge, me polit et qui, peut-être à la longue, finira par me sublimer. Aucune vie ne ressemble à une autre mais la vie est une seule et même énergie qui nous traverse, nous anime, qui que nous soyons, où que nous soyons : humains, animaux, végétaux et même, à leur façon, les pierres de cette Terre qui n’en peut plus de nous. C’est ce que je ressens au plus profond de moi. Tout est vibration, tout porte un message alors je voudrais veiller toujours mieux à celui que moi-même je porte et transmets à travers mes pensées, mes choix, mes actions, mes mots, mes cellules… Veiller sur les causes car il est toujours trop tard quand il s’agit de réparer de néfastes conséquences… J’essaie de ne pas me décourager trop vite ou trop longtemps. Aucune vie ne ressemble à une autre, que chacune soit belle et sereine comme un lever de soleil, un chant d’oiseau à la nuit tombée, un vin d’amour à partager.

CGC

Étant donné que nous avons des cellules qui sont les filles des premières cellules de la vie, nous avons en nous de façon singulière toute l'histoire de la vie... nous avons l'univers en nous.Edgar Morin

Abonnement 40 € (4 numéros) chèque à adresser à Association Nouveaux Délits

Létou 46330 Saint Cirq-Lapopie

***

Entretien de Christian Saint-Paul avec les invités :

Elizabeth Aragon, poète directrice de collection des éditions az’art atelier de Pamiers (Ariège)

et

Emmanuel Savy, poète

à propos de ses deux publications :

« Point de départ » az’art atelier éditions, 88 pages, 16 €

Qu’il ne se passe rien…

Voilà, un bien grand risque !

La pulsation dedans notre corps rougeoyant est un rappel constant de la valse du temps

Rien n’est fixe…

Rien n’est fixe…

et

« A la limite » az’art atelier éditions, 100 pages, 16 €

Epuisement.

 

Voir la limite , c’est voir à travers

 

On ne s’évade pas des geôles qu’on construit

On n’ouvre rien…

On est ouvert.

 

 

 

 

09-01-2024

 

 

 

 

 

Joël Vernet

 

 

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Signalement des livres de :

 

Cercamon  Cherche Monde

troubadour du XII° siècle 

"Chansons de Cercamon"

Présentation et adaptation d'Yves Leclair

édition bilingue occitan-français

éditions Pierre Mainard, coll. Littérature occitane "Troubadours"

118 p, 15 €

***

Jean-Luc Aribaud

"En cela" 

poèmes

éditions Abordo, 85 p, 15 €

***

Emission ensuite consacrée à

 

Joël Vernet

évocation de la démarche d'une des plus grandes voix

de la poésie française

rappel d'une publication antérieure

ayant fait l'objet d'une précédente émission

"Marcher est ma plus belle façon de vivre"

Notes éparses

éd. La rumeur libre, 110 p, 16 €

et signalement de sa dernière parution

qui fera l'objet d'une prochaine émission

"Journal d'un contemplateur"

dessins de Vincent Bebert

éd. Fata Morgana, 77 p, 18 €

***

lecture d'extraits avec digressions d'une brève publication

de Joël Vernet qui est un vrai chef d'oeuvre

"Lettre ouverte à un marcheur"

éditions le Réalgar, 21 p, 5 €

***

 

 

 

 

 

 

 

 

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Michel

Eckhard-Elial

 

 

Signalement de :

Cercamon - Cherche Monde

"Chansons de Cercamon"

troubadour (1110-1152)

poète inventeur en langue moderne du "Poème débat"

Chansons présentées et traduites de l'occitan

par Yves Leclair

édition bilingue occitan-français

Pierre Mainard éditeur 2023, coll. Littérature occitane "Troubadours"

118 p, 15 €

***

Jean-Michel Maulpoix

"Le jardin sous la neige"

en exergue : "Une tristesse en forme d'homme" Paul Valéry

éd. Mercure de France, 2023, 120 p, 16 €

 

"Après L’hirondelle rouge (2017) et Le jour venu (2020), Le jardin sous la neige est le troisième temps d’un parcours lyrique en prose où se fait pas à pas plus poignante l’angoisse du vieillissement et de la disparition. Les mêmes motifs s’y recreusent et les coups de boutoir du temps contre le désir y sont plus cruels. Une tristesse plus noire y rôde jusqu’aux Enfers. Mais l’écriture ne s’en tient pas à ces chemins désolés : elle ramène de l’espérance et de la lumière en faisant tomber sur le papier une neige apaisante, longtemps espérée, et comme revenue du fond de l’enfance. Cette blancheur couvre la terre noire du jardin où la mort travaille sourdement ; elle épure et éclaire. D’autant qu’elle ne vient pas seule : en même temps que l’enfance, elle apporte avec elle le souvenir de poètes aimés, dont les voix se font écho tout au long de ce livre.Comme dans Une histoire de bleu (1992) et dans L’hirondelle rouge, ce sont ici de nouveau quatre-vingt-un textes répartis en neuf chapitres qui disposent en miroir les petits tableaux où se succèdent les figures de ce cheminement."

Jean-Michel Maulpoix.

***

Invité:

Michel Eckhard-Elial

Professeur de littérature comparée, Michel Eckhard Elial 

est poète et traducteur de la littérature hébraïque : Yehuda Amichaï, 

Aaron Shabtaï, David Vogel, Ronny Someck, Miron C. Izakson,

Hagit Grossman, Diti Ronen, Eliaz Cohen, Shimon Adaf, 

Lali Tsipi Michaeli. 

Il dirige la Revue « Levant-Cahiers de l’Espace Méditerranéen »

qu’il a fondée en 1988 à Tel Aviv, aujourd’hui à̀ Montpellier, 

dont la vocation est de promouvoir un dialogue pour la paix

 entre les trois rives de la Méditerranée. 

Entretien avec Christian Saint-Paul

à partir des publications suivantes :

"L'arbre lumière"

éd. Levant, 2017, illustration de Robert Lobet, 47 p, 20 €

La poésie est un des noms purs de l’amour, et l’arbre d’amour, 

comme l’arbre de vie, sa flamme parlante.

***

"Crier à l'étoile"

oeuvre de couverture de Denis Zimmermann

éditions de l'Aigrette, 2021, 55 p, 13 €

poèmes adressés à son fils Mathia Eckhard disparu à 19 ans

Nous sommes les héritiers d'une plus haute

absence

 

de l'arbre chu en ses racines

il reste la lumière pour remonter

aux cimes

 

le monde est-il la langue de

la perte ou de la naissance

 

du temps et de l'espace

le monde persiste et signe

 

l'orient de la naissance

attend une autre nuit

échappée à la foudre qui

ose le jour et l'instant

 

 

de quelle lèvre embrasser le monde

à l'origine de l'amour

l'éternité est

tienne

***

et de deux livres avec les poèmes de Michel Eckhard-Elial 

 

et de Ronny Someck  poète Israélien :

 

"Cristal Blues"

 

Avant-propos de James Sacré

illustrations de Giraud Cauchy / Verre 

et de Ferrante Ferranti / Photographies

éditions Ségust, 2022, 41 p, 15 €

"Deux voix pour dire (et pas forcément chanter) 

le blues du vivre".

***

et 

"La poésie n'est pas une métaphore"

avec les dessins de Ronny Someck

éditions Levant, 2023, 45 p,

La poésie est le plus court chemin de l’homme au monde,

Alain Suied

 

"Habitée par le monde la poésie n’est pas une métaphore filée

dans l’antre des dieux et des astres. La poésie ne dit rien que ce

qui pousse en elle, comme l’arbre de vie, de ces racines qui ont la

nostalgie du ciel et la force tellurique des volcans en gésine sous la

langue.

Elle signe cette vérité du Livre de la Création que le monde

a été créé dans une parole. Bereshit, in principio, Elohim n’a pas

simplement créé, il a dit. Et si le monde a été créé par la parole, la

poésie a été créée dans les fragments d’une parole une et nue, à la

fois intime et universelle.

En d’autres termes, dans le poème c’est l’esprit de Dieu qui

plane et souffle dans chacun de ses vers. Le poème devient ainsi

le signe de ralliement du temps et de l’espace à la mémoire du

commencement renouvelé. C’est dans cette lumière de l’origine

désormais, qui a la pureté du cristal et de la foudre, que le poème

connaît les déplacements de la vapeur d’eau ou des orages : il sème

la prophétie des matins clairs et habille l’obscurité de fontaines

creusées dans les airs. Que de métaphores s’ouvrent pour transporter

les effusions du chant dans la rotation de la terre et interroger le

mystère de l’esprit et des sentiments, comme autant de méridiens

mûris en l’ultime retour de l’éveil solaire : dans ses mains flambe

l’œil du rêve et la présence au monde de la clarté souveraine."

 

 

Michel Eckhard-Elial

 

et de Ronny Someck :

 

Hermès

Aussitôt après avoir été embauché au service des coursiers de

l’Agence Centrale de la Banque de Prêt et d’Epargne, mes

nouveaux collègues de travail m’ont entouré et m’ont demandé

mon nom. J’étais sûr qu’il n’existait personne au monde qui n’ait lu

la Mythologie, et sans le moindre sourire, j’ai répondu : Hermès, en

ajoutant intérieurement : le Messager des Dieux. Chaque homme,

a écrit la poétesse, possède un nom que Dieu lui a donné et que

lui ont donné les murs de la banque et le calcul des taux d’intérêt.

Mon dieu à moi s’est transformé en sculpture grecque. Quand le

directeur a demandé : Hermès, pourquoi n’es-tu pas arrivé à temps

chez l’avocat ? La lettre était urgente. J’ai failli répondre que je

n’avais pas trouvé dans sa cage d’escalier une place pour le cheval

de la guerre de Troie. La fille du comité d’entreprise, qui distribuait

du vin à chaque fête, je l’ai appelée Mme Dionysos. Comme les

coursiers s’émerveillaient à la vue de mon amie et me demandaient

son nom, j’ai dit, au visage étonné de Dina, Aphrodite. Je savourai

alors, goutte à goutte, le nectar de la vie. A la cime des feux de

circulation de la ville flottaient des couronnes de laurier, des sandales

de cuir étaient cousues aux racines des arbres qui défilaient dans

les avenues, mes poumons respiraient l’air de l’Olympe, gonflant

la roue des vélos de service. Dans les cafés au bord de la mer j’ai

bu de l’ouzo, comme on peut l’imaginer, avec Poséidon. Sur mon

lit j’ai aiguisé les flèches de Cupidon, et j’ai souhaité les diriger

vers le cœur de celle qui a finalement accepté de déboutonner sa

chemise. Puis d’un seul coup, devant les mamelons de la vérité, la

tempête de la mer a cessé. La porte des Amazones a été balayée par

les rochers, et mes doigts ont fait ruisseler les sources intarissables

de l’inimaginable.

 

****

 

  
 

 

 

 

 

 

 

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Michel

Eckhard-Elial

 

Signalement de la parution de :

"Farfulaisons" conjugaisons poétiques et farfelues

de Stéphane Amiot

illustrations de Jordelina Militon

éd. Unicité 92 p, 14 €

Un très beau livre de poèmes pour les petits et les grands

merveilleux cadeau de Noël

***

et de :

"Écrits de l'arbre dans le soleil"

de Jean Lavoué

illustration d'Isabelle Simon

éditions L'enfance des arbres, 134 p, 15 €

Encore un très bel ouvrage d'une facture très soignée de cet éditeur

et des poèmes d'une intériorité percutante toujours 

dans cet humanisme qui caractérise cet auteur.

***

Entretien de Christian Saint-Paul avec

le poète traducteur éditeur

Michel Eckhard-Elial

fondateur de la revue et éditions Levant à Montpellier

qui a pour vocation de jeter des ponts entre les rives

de la Méditerranée et de promouvoir un dialogue

pour la paix.

 

Ce poète qui a enseigné longtemps dans les universités israéliennes

nous communique ce message d'espérance :

"Dans ces jours dramatiques, il est presque incongru

 d'adresser à nos amis la banale question:

comment allez-vous? Nous vivons, éloignés mais proches,

 dans l'écoute et le spectacle d'une épreuve impossible à nommer.

De cette douleur la poésie peut-elle dire quelque chose, et consoler?

Probablement pas, car nous sommes désarmés devant

l'insupportable violence et la barbarie, mais elle doit nous aider

 à résister et retrouver, au-delà de la compassion,

 une unisson d'humanité, et l'esquisse renouvelée d'un rêve de paix.

Sur cette voie étroite,

LEVANT

reste fidèle à sa vocation : aux jours terribles de l'indicible blessure,

 osons saluer le soleil des jours suivants, dont la voix des poètes,

 comme des amandiers en plein hiver, porte les prémices !"

***

Lecture d'extraits d'un livre écrit à quatre mains 

La poésie n'est pas une métaphore

de Ronny Someck et Michel Eckhard-Elial 

 
 
 

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