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2022

 

 

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Jean-Luc Pouliquen 

fait paraître deux  publications dans

 lesquelles philosophie et poésie dialoguent entre elles.

 

La première concerne un entretien réalisé

 avec le médecin et philosophe brésilien Ivan Frias 

qui s'intitule 

30 Questions d'un philosophe à un poète,

 

La seconde est un dossier de 120 pages

 publié dans le bulletin 

de l'Association Internationale Gaston Bachelard

 à l'occasion du soixantième anniversaire de la mort du philosophe 

sous le titre 

Les livres de Gaston Bachelard sous le regard de ses premiers lecteurs.

Ces deux livres feront l'objet d'une prochaine émission avec leur auteur.

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Votre petit marché poétique de Noël

 

Bonjour à vous

 

En fait (comme disent les jeunes à tout début de phrases) mon site le « Pays Jonglé » est une sorte de Tombeau littéraire ou poétique un peu XIXème que j’érige avec humilité mais aussi constance et détermination. Cela n’empêche pas que la plupart des livres, cd et dvd (qui ne sont distribués nulle part) dorment encore dans un box, dans l’attente peut-être d’être emportés par une crue du Rhône.

 

Devant cet état de choses, je vous propose aux approches des Fêtes d’acquérir un ou plusieurs de ces ouvrages pour une somme relativement modique eu égard à la valeur que leur rareté à venir ne manquera pas de prendre. (Je plaisante mais j’en veux pour preuve que si vous allez sur le site de la Fnac vous trouverez en vente mon CD « Les Chants de la nuitée » à 90,46€, ce qui est quand même exagéré).

 

► Je vous propose en premier lieu le DVD des Routes captives qui contient en plus du dvd un livret original qu’il est agréable d’avoir en main.

 

► Ensuite le recueil Paysage déchiré qui peut être couplé au CD Les chants de la nuitée qui en est sa version chantée.

 

► Suivent Abrupt aux éditions Trames avec un bois original en couleur de Michel Cure (Il ne m’en reste que cinq) Pour tout achat de ce recueil il vous sera offert le CD Poèmes pris au chant qui contient la version chantée du poème.

 

Puits que de dire toujours aux éditions Trames avec une eau forte de Joël Barbiero.

 

 

 

Merci pour votre amitié.  Cordialement.  Philippe Berthaut

 

 
 

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AILLEURS

La montagne des peintres

 

Chanson Retouche à l’hiver (A.Christau / J. Ibanès)

Présentation du spectacle: dialogue avec Raymond Roger, Annie Christau et Jacques Ibanès

1. HOKUSAÏ AU CŒUR DU MONT FUJI

Lecture : Hokusaï s’est remis à dessiner le mont Fuji (Éditions l’An Demain) avec défilement d’images d’Hokusaï et d’Anne-Marie Jaumaud, suivie de la lecture de 8 haïkus sur Hokusaï (A.Christau)

Musique de Tristan Collet-Bénéton

2. HUGO AU PAYS DE CÉZANNE

Dialogue Raymond Rogé / Jacques Ibanès

Lecture  d’extraits de : Victor Hugo n’a pas vu la Sainte-Victoire (Fauves Éditions)

- partie 1 : lecture : « Victor Hugo en voyage » avec défilement de dessins de Victor Hugo suivie de la chanson Quand l’amour part en vacances (A.Christau / J. Ibanès)

- partie 2 : lecture « Cézanne à la Sainte-Victoire » avec défilement de tableaux de Constantin, Granet et Cézanne suivie de la chanson Sur le motif (A. Christau / J.Ibanès).

3. DIALOGUE AVEC LE PUBLIC

Raymond Rogé, Annie Christau et Jacques Ibanès

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La Lettre du Lac Noir
N° 32  –  Novembre 2022 
 
    Une année va se terminer. Dix-sept livres auront paru. Et tant d’autres ailleurs. Par dizaines  de milliers. Pendant ce temps-là la guerre. Une guerre stupide comme toutes les guerres, plus stupide encore d’être celle du pays le plus étendu du monde pour accroître encore son territoire. En en exterminant et déportant les populations. Une guerre de conquête comme on en croyait les siècles définitivement révolus. Pendant ce temps-là, l’accélération d’une crise climatique dont les effets sont de plus en plus proches de nous : dès le début de l’été plus une goutte d’eau dans notre source ; les oiseaux, les insectes de moins en moins nombreux ; les vieux pins roussissant à vue d’œil. Pendant ce temps-là, dans la société l’injustice de plus en plus en plus criante, le désarroi intellectuel et moral toujours plus inquiétant. L’imbécillité triomphante des médias de masse faisant pendant aux aberrations d’une quête d’identité de plus en plus crispée et délirante.    Dix sept livres de plus. Qui nous ont pris une année de plus de notre vie. Pour entamer bientôt la 48e année des éditions que nous avons créées. Pourquoi faisons-nous cela ? Tant d’effort pour un résultat apparemment si limité face à la marée des produits de l’industrie éditoriale ? Et pourtant dans le même enthousiasme de la découverte et du partage qu’aux premiers jours, dans ces années 70 dont l’élan d’optimisme semble aujourd’hui si lointain.   
     Pourquoi éditer, traduire, écrire de tels livres aujourd’hui ? Car le pire est qu’il faille, semble-t-il, s’en expliquer, et presque s’en excuser. La prépondérance écrasante des livres qui ne sont que des produits industriels, à rotation rapide et obsolescence programmée, semble avoir fait perdre jusqu’à la notion même de ce qui faisait naguère la dignité particulière de ces frêles vaisseaux de papier.    Il est maintenant, dirait-on, entendu qu’un livre est fait pour toucher un maximum de lecteurs et qu’il n’a d’autre raison d’être que le niveau de ses ventes, solennellement affiché dans les magazines et les librairies comme un ultime argument : à quoi bon lire, n'est-il pas vrai, un livre qui ne jouirait pas de cette onction suprême ?   Des statistiques triomphalistes ont annoncé un regain d’amour pour le livre durant la pandémie. Mais qu’entend-on par "livre" ? Certes le chiffre d’affaires global du "livre" est passé de 2740 millions d’euros en 2020 à 3078 millions d’euros en 2021, soit une croissance de 12,4 %. Remarquons au passage combien ces 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires global du secteur de l’édition sont infimes si on les compare au chiffre d’affaires de sociétés comme Total (161 milliards en 2021), Carrefour (73 Mds) ou même la seule société de luxe Hermès (9 Mds, trois fois plus !).    Allons plus loin : qu’a représenté la littérature dans ce maigre montant ? 21 % du total contre 22,5 % l’année précédente. Dans le même temps, les bandes dessinées et mangas sont passées de 12,5 % du chiffre d’affaires de l'édition à 17,4 %. Un pareille analyse montrerait qu’au sein de ce qu’on appelle "littérature" la part des best-sellers et autres produits de consommation de masse tend à supplanter chaque année davantage ce qu’on honorait naguère du noble nom de littérature.
    Qu’importe, dira-t-on, puisque c’est le goût d’aujourd’hui ! Les livres ne sont pas faits pour s’ennuyer et la littérature non plus. L’actualité est désolante : il nous faut du divertissement. Les logements sont exigus : il nous faut du livre jetable. Les écrivains sont de mauvais communicants : il nous faut des bateleurs qui savent défrayer la chronique et animer les plateaux.    Voire. N’y a-t-il pas seulement tromperie sur la marchandise ? Si l’on était obligé de "rappeler" les mauvais livres comme on a été obligé de rappeler les chocolats Kinder ou les pizzas surgelées Buitoni, la vie de bien des éditeurs serait impossible. Si l’usage s’imposait d’un "Nutriscore" pour les ouvrages dits de littérature, quels effrayants taux de graisses, de sucres et de sels verrait-on apparaitre, ravalant tous ces produits habilement "marketés" à des classements infamants ?    La comparaison n’est en rien inappropriée. Comme on ne mange pas seulement pour flatter ses papilles mais pour nourrir son corps, le plus efficacement et le plus sainement possible, on ne lit pas seulement pour flatter ses instincts – au nombre desquels la paresse, le conformisme  et le voyeurisme ne sont pas les moindres – , mais pour nourrir son esprit. Pour le faire grandir de toutes les manières : en largeur, en hauteur et en profondeur.
    Les temps ne sont hélas pas si cléments qu’on puisse se dispenser de cet effort et croire pouvoir impunément, les études terminées, se considérer comme définitivement majeur et vacciné. "Mon métier et mon art, disait Montaigne, c’est vivre." Croit-on suffisant d’avoir usé ses culottes dans les écoles pour prétendre le posséder un peu ? S’il est un métier où la formation permanente est plus qu’ailleurs encore nécessaire, c’est assurément celui-ci.
    "C’est une absolue perfection, et comme divine, de savoir jouir loyalement de son être", affirmait encore le Gascon. Ne cherchons pas ailleurs notre plaisir qu’en cette perfection-là, si même tous les fabricants de clinquant et de pacotille essaient de nous en détourner. C’est leur affaire – ce sont leurs chiffres d’affaires –, ce n’est pas la nôtre. La vie et trop courte et trop difficile pour ne pas s’aider des meilleurs compagons que l’humanité nous a donnés : tant de livres écrits au travers des siècles, et aujourd’hui encore, pour nous apprendre le métier et l’art de vivre dignement, et autant que possible joyeusement.
    Des livres que tant d'hommes ont loyalement écrits – et au prix souvent de lourds sacrifices – pour tâcher de se former eux-mêmes et qui nous sont, si nous le voulons, merveilleusement disponibles pour essayer de nous former nous-mêmes. Non pas pour nous voler notre temps et gaspiller notre énergie, mais pour faire de nous des hommes et des femmes libres. Des vivants.
    L’année prochaine nous publierons à nouveau 17 livres. Nous lirons, nous traduirons, nous préfacerons, nous écrirons, nous éditerons. Si la vie nous le permet. Pour nous aider, pour aider chacun en ces temps de détresse à « savoir jouir loyalement de son être ».
 
LA NOUVEAUTÉ DU MOISparution en librairie le jeudi 10 novembre 2022  
 
Bède le VénérableLe Psaume des psaumesTraduit du latin et présenté par Sr Claude-Pierre, op, et Marthe MensahColl. Les Carnets spirituels.  ISBN 978-2-845-90339-5, 160 p., 14 €
 
La collection Les Carnets spirituels a publié déjà 4 ouvrages montrant la richesse très méconnue de la tradition mystique anglaise : en 2014 Walter Hilton (1343-1396), en 2017 Julienne de Norwich (1342-1416), en 2019 Richard Jefferies (1848-1897) et en 2020 Thomas Traherne (1636-1674). Le plus ancien de tous, Bède le Vénérable (672-735) est en Occident l’un des plus grands penseurs du haut Moyen Âge. « Père de l’histoire d’Angleterre », il est aussi le seul Docteur de l’Église qu’ait donné la Grande-Bretagne.
En l’an 802, Alcuin (735-804), conseiller et proche de Charlemagne, offre à un de ses amis un petit livret : « Ce livret, écrit-il, contient le petit psautier attribué au saint prêtre Bède que ce dernier a confectionné en recueillant dans chaque psaume selon la vérité hébraïque les versets qui conviennent à la louange de Dieu et à la prière. »Comme Alcuin le souligne, Bède utilise non pas la traduction latine du psautier de la Bible grecque, mais la traduction des psaumes réalisée à partir de l’hébreu par saint Jérôme vers l’an 405. Le « petit psautier du saint père Bède » est un seul long psaume recomposé à partir de versets choisis dans l’ensemble des psaumes. Bède exclut les les versets de déploration ou d’appel à la vengeance et au châtiment.
Cet unique texte est le fruit d’une profonde et longue méditation des psaumes par le moine Bède jusqu’à le transformer en un grand chant de louange et d’exultation, comme un Psaume des psaumes.Ce chef-d’œuvre de la vie monastique est traduit en français pour la première fois en français par deux spécialistes de la littérature spirituelle anglaise : Marthe Mensah, universitaire, et sœur Claude-Pierre, dominicaine au monastère d’Orbey.
 
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Rétrospective Les livres publiéspar les Éditions Arfuyen en 2022
 
En cette année marquée par le centenaire de la mort de Marcel Proust, les publications des Éditions Arfuyen se sont succédées à un rythme très soutenu. Dix-sept ouvrages ont paru dans six collections différentes. Deux d'entre eux ont été consacrés à la réédition des correspondances introuvables de Proust avec deux de ses amis les plus proches, Robert de Billy et Antoine Bibesco. Au début 2021 avait déjà paru un Ainsi parlait Marcel Proust.
Telle a été la diversité de ces publications de 2022 qu'il n'est peut-être pas inutile d'en donner une liste récapitulative par collection. Des liens permettront d'accéder directement tant aux auteurs qu'à leurs livres.
LITTÉRATURE
♦♦♦ Dans la collection Ainsi parlait
Épicure, Ainsi parlait Épicure, traduit du grec ancien et du latin et présenté par Gérard Pfister. BILINGUE
Jean de Ruysbroeck, Ainsi parlait Ruysbroeck l'Admirable, traduit du moyen-néerlandais et présenté par Marie et Jean Moncelon. BILINGUE
♦♦ Dans la collection Les Vies imaginaires
 
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REDÉCOUVRIR
 
 
Albert Schweitzer L'Esprit et le RoyaumeTraduit de l'allemand et présenté par Jean-Paul SorgColl. Ombre, ISBN 978-2-845-90317-3, 216 p., 16 €
 
Lauréat du prix Nobel de la paix en 1952, Albert Schweitzer est né en 1875 à Kaysersberg (Haut-Rhin) et mort en 1965 à Lambaréné (Gabon). Le 50e anniversaire de sa mort est enfin l’occasion de dépoussiérer l’image du « bon docteur de Lambaréné » qu’il a lui-même, par son militantisme humanitaire infatigable, contribué à édifier et populariser pour redécouvrir les innombrables registres de son intelligence, de sa culture et de son œuvre.
Écrivain, philosophe, spécialiste de l’éthique, théologien, historien des religions, musicien, biographe de Bach. Mais aussi inventeur de l’action humanitaire, adversaire acharné de l’arme nucléaire et théoricien de l’écologie la plus ouverte avec son concept clé de « Respect de la vie», inspiré du principe de non-violence de l’hindouisme et du bouddhisme. Et, il faut le dire aussi, pour corriger une fausse idée colportée à son encontre : ardent pourfendeur du colonialisme.
S’il est un domaine où Schweitzer a manifesté sa liberté et son originalité avec le plus d’audace, c’est bien la philosophie et la théologie, considérées par lui comme inséparables. Or les textes qu’il a écrits en ce domaine ont été particulièrement peu traduits, tant ils remettent en cause la figure consensuelle du patriarche de Lambaréné. Son souci d’honnêteté intellectuelle et de vérité philosophique est tel qu’il n’hésite pas à démythifier les dogmes les mieux établis pour retrouver le message qu’ils devaient transmettre et ont fait oublier. Dans les sermons, ses qualités d’écriture lui permettent tout à la fois d’être audacieux et de rester simple, sans rien esquiver mais aussi sans aucune inutile provocation.
 
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Julienne de NorwichLes Révélations de l'Amour divinTexte court Tr. de l'anglais et présenté par Sr Claude-Pierre, op, et Marthe MensahColl. Les Carnets spirituels. ISBN 978-2-845-90249-7, 112 p., 12 €
 
"Première femme de lettres anglaise", considérée par le cistercien Thomas Merton comme "l’un des plus grands théologiens anglais", tenue pour une sainte pour l’Église anglicane, la recluse Julienne de Norwich (ca 1342-1416) est l’une des plus grandes mystiques d’Occident, contemporaine de la mystique rhéno-flamande. Elle est pourtant encore très peu connue dans notre langue.
Sa spiritualité est une exaltation de la toute-puissance de l’Amour, par-delà le péché et la mort. Elle est profondément joyeuse et étrangère à toutes les doctrines moralisantes et culpabilisantes trop souvent identifiées avec le christianisme.
Ce livre donne à lire une traduction nouvelle (la première depuis 1976) du texte court des Révélations de l’Amour divin, écrit juste après les visions reçues par Julienne. Les traductrices ont publié aux Éditions Arfuyen en 2013 des traductions de Walter Hilton (1340-1396), De l’union à Dieu au milieu du monde.
Le texte court des Revelations of Divine Love nous est parvenu dans un unique exemplaire conservé à la British Library. Probablement écrit par la jeune Julienne de Norwich peu de temps après sa maladie (et donc vers 1373), ce texte court rend compte avec force et simplicité des seize révélations reçues tandis que le texte long, écrit et réécrit tout au long de sa vie, n’en est qu’une sage réélaboration.
"Un des plus beaux livres qui soit", disait Bremond en parlant des Révélations. T. S. Eliot reprend dans ses Quatre Quatuors la parole reçue par Julienne : "Je veux faire que tout soit bien, je ferai que tout soit bien, Je peux faire que tout soit bien, et Je sais faire que tout soit bien. Et tu verras par toi-même que tout sera bien", révélation suivie de deux autres non moins réconfortantes : "Je te garde en pleine sécurité » et « Tu ne seras pas vaincue."
 
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REVUE DE PRESSE
 
Michel de MontaigneAinsi parlait MontaigneLu par Marc Wetzel (La Cause littéraire, 16-02-22, extraits)
 
Le titre de l’œuvre de Montaigne (Les Essais) a, on le sait, inauguré le sens du genre littéraire essai (réflexion personnelle et libre sur un ou plusieurs thèmes croisés intéressant la vie des hommes). Et ce qu’essaie Montaigne, ce n’est ni « penser pour penser », ni non plus simplement «penser pour voir » (pour un hasard fécond d’enchaînement d’idées), mais bien : penser pour voir ce que ça changerait à vivre. « Et si l’effort de juger autrement pouvait nous aider à être ? », semble-il se demander toujours, nous conviant à nous en assurer. Et le miracle a lieu : en sollicitant constamment l’expérience de la vie (de la sienne et de celles dont il fut partie prenante, témoin, ou lecteur ), l’intelligence même de la vie se fait soudain transmissible. […]
L’ordre strictement chronologique choisi (par l’auteur de ce florilège) dans la succession des fragments permet, en une seule lecture, de constater que l’esprit de Montaigne (mort à 59 ans) a constamment su vieillir. Avec l’âge, le voici de plus en plus précis (malgré ses digressions), pertinent (malgré ses doutes) et serein (malgré l’usure privée et les tourments publics). De toute façon, il s’est juré d’apprendre du vieillissement même à mieux s’employer et se résoudre à celui-ci, en se dégrisant du temps de vie absorbé déjà : « Il ferait beau être vieux si nous ne marchions que vers l’amendement. C’est un mouvement d’ivrogne titubant, vertigineux, informe, ou des joncs que l’air manie en tous sens à son gré » (346).
Comment ? D’abord en se dressant un si lucide tableau des situations générale et personnelle qu’aussitôt décroît à presque rien la masse des illusions utiles : « La corruption du siècle se fait par la contribution particulière de chacun de nous : les uns y apportent la trahison, les autres l’injustice, l’irréligion, la tyrannie, l’avarice, la cruauté, selon qu’ils sont plus puissants ; les plus faibles y apportent la sottise, la vanité, l’oisiveté, parmi lesquels je suis » (336).
 
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Marie de la TrinitéUne conférence de Patrick Kéchichian Colloque du (site Marie de la Trinité, extraits)
 
C'est notre ami Nicolas Jean-Sed, directeur des Éditions Cerf, qui a pris la décision en 2001 de publier la biographie de Marie de la Trinité par Christiane Sanson, et de mettre en chantier leur édition intégrale de ses Carnets, publiés en 5 volumes. Nicolas Jean Sed s'est éteint le 5 octobre dernier. Il a été un grand éditeur, intuitif et courageux, et un homme d'une culture et d'une générosité exceptionnelle.
Nous avons appris quelques jours après la mort de Patrick Kéchichian, le 19 octobre. Lecteur passionné, ami attentif, il n'avait cessé d'accompagner le travail des éditions Arfuyen, presque depuis leur origine. Depuis la parution du Petit Livre des Grâces en 2001 aux éditions Arfuyen, Patrick Kéchichian s'était lui aussi tout particulièrement  intéressé à l'œuvre de Marie de la Trinité et avait beaucoup contribué à la faire connaître à travers ses articles dans le Monde des Livres.
Patrick Kéchichian fut l'un des participants au colloque organisé par les Éditions du Cerf le 26 mars 2011 sous le titre  Marie de la Trinté, une ystique pour temps de crise. Nous reproduisons ici des extraits de la conférence qu'il prononça à cette occasion.
"Je n’aime pas beaucoup les confidences, notait Patrick Kéchichian, mais permettez-moi celle-ci : j’allais avoir trente ans en 1980, année de la mort de Marie de la Trinité, et je venais, après pas mal de tâtonnements, de me convertir à la foi catholique. Nourrie de quelques lectures, cette conversion incluait à mes yeux, sans pouvoir les détailler ou même les saisir par la pensée, toutes les données et conséquences de la Révélation, telles que la tradition chrétienne, des Pères aux écrivains modernes, ont pu les réfléchir et les exprimer. […] Dans mon périple, il y avait eu aussi, génération 70 oblige, la psychanalyse, science et méthode alors hégémonique, perçue comme une étape obligée dans le développement intellectuel et psychologique d’un jeune homme."
 
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Saralev H. Hollander présente :

Miklos Bokor

La fresque de Maraden

voir bon de commande

Saralev H. Hollander, auteure de Par les chemins anéantis nous ne cessons d’aller, décrit et analyse les figures de la fresque selon les références bibliques, historiques, biographiques, artistiques que leur avait données Miklos Bokor.

Miklos Bokor est né à Budapest en 1927 et mort à Paris le 18 mars 2019. Il est déporté avec sa famille en 1944 dans le camp d'extermination d'Auschwitz. Libéré en 1945 à Theresienstadt, il réside jusqu’en 1960 à Budapest où il obtient par deux fois le prestigieux prix Munkàcsy. Puis il s'installe définitivement en France où il se lie d’amitié avec les poètes Yves Bonnefoy et André du Bouchet qui préfaceront ses expositions. En 1963, premier séjour à Floirac dans le Lot où il résidera une partie de l’année à partir de 1977. À peu de distance, il découvre l’église de Maraden qu’il achète et restaure à partir de 1996. Et jusqu’en 2002, il en couvre les murs, les chevets et une partie de la voûte d’une fresque qui interroge, au travers de figures bibliques et d’autres personnages, la violence au cœur de l’histoire de l’humanité et les forces qui y conduisent.

Une partie importante de l’œuvre de Miklos Bokor est consacrée aux paysages du Lot qui lui offraient une paix que l’histoire lui avait refusée.

Saralev H. Hollander, dansson texte Par les chemins anéantis nous ne cessons d’aller, décrit et décrypteces figures selon leurs références bibliques, historiques, biographiques, artistiques. Amie du peintre, elle a parcouru ce lieu avec lui et l’a rencontré de nombreuses fois dans son atelier parisien ou lors d’expositions. Elle est par ailleurs enseignante, spécialiste du sanskrit et écrivain.

Miklos Bokor

La fresque de Maraden

Saralev H. Hollander, Par les chemins anéantis nous ne cessons d’aller

(éditions Méridianes, 2022)

 

Le livre peut être commandé auprès des librairies qui généreusement accueillent cette présentation ou de l’éditeur.

 

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Octobre-Décembre 2022

SOMMAIRE

Prossimi incontri a Messina (30 novembre) e Palermo (7 dicembre) con Andrea Genovese

Idylles de Toulouse – Idylles de Sète

Andrea Genovese al Centro Culturale Italiano di Parigi

Andrea Genovese au Salon du Livre de Toulouse

Le elezioni in Italia : Riconfermato lo Stato Pontificio

Un pays sans boussole : La douce France à la dérive

José Saramago e il grande teatro della storia

LIVRES : Anne Slacik et Christian Viguié – Bluma Finkelstein – Serge Pey

LIBRI : Peter Ciaccio

Cento anni fa nasceva Bartolo Cattafi

Lettera da Messina : Il principio era la fine

Da Fucecchio con dolore : La guerra lontana

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Images invisibles? Cliquez ici...

Editions Unes

Quarante et Unes années d'édition

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Vous inquiétez pas, je suis pas du genre à vous pondre une morale.

En librairie :

Cédric Le Penven – Journal de Diogène

Cédric Le PenvenJournal de DiogèneIllustrations de Thibaud Bernard-HelisFormat 15 x 21 cm, 88 p., broché, ISBN 978-2-87704-252-9, imprimé en France, 18 €

Ce Journal de Diogène, illustré avec une précision redoutable et baroque par Thibaud Bernard-Helis, est une réécriture contemporaine en forme de pastiche de la vie de Diogène le cynique, célèbre figure de l’antiquité qui vivait dans une jarre en marge de la société. Cédric Le Penven s’appuie sur les événements saillants de la vie du philosophe, provocateur et virulent, tels que racontés dans Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres par Diogène Laërce au IIIe siècle. Avec sa chienne Arga qui est son seul compagnon, le Diogène d’aujourd’hui vit en surplomb de la ville, près d’un centre commercial en bordure d’autoroute. Dans ce monde de parkings, de baies vitrées et d’agents de sécurité, le clochard affamé se nourrit de poubelles et de sa détestation de ceux qu’il appelle en dépit de tout ses « frères humains », dénonce les travers d’un mode de vie vissé à la surconsommation, l’aliénation au travail, les vies à crédit, les pesticides et les antidépresseurs. Si Le Penven n’édulcore rien des outrances de son modèle antique – invectives acerbes, scatologie, cynisme noir –, sa volonté de retour à la nature trouve de puissants échos avec l’urgence écologique contemporaine. Un rapport au monde, au sol, aux étoiles ; le plaisir d’entendre la neige crisser sous les pieds, de s’asseoir au bord du fleuve en regardant « l’eau qui fumait dans l’aube », d’oublier son regard dans la nuit. Il existe tout autour de nous quelque chose de plus vivant que nous et à quoi nous tournons le dos. Diogène se veut loin des hommes sous tous les aspects, alors qu’il n’en est qu’à l’écart, à portée de vue. Il ne peut s’empêcher de les observer, de leur parler, même s’il semble rêver d’une humanité sans hommes, mais à quoi bon ? Et peut-on regarder l’humanité de haut ? Ce sont les rencontres impromptues qui vont l’ouvrir à la tendresse, avec ce Jésus, un autre mendiant qui vient vers lui le soir de Noël, puis Gatzo le tzigane, avec qui va se nouer une histoire entre amitié et amour. Deux rencontres brèves, dont l’issue douloureuse, si elle ébrèche la haine de Diogène, et lui montre qu’il « a tort » dans sa posture, précipitent sa fin. Les repères sont brouillés et le moraliste finalement est fou. En conclusion de ce livre amer et solitaire, Le Penven opère une transfiguration littérale du cynisme de son clochard philosophe qui se réfugie dans une société de canidés, une meute aussi violente que celle des hommes où voracité et dévoration, dans un mouvement final qui n'est pas sans rappeler la folie d'Henri Michaux, sont les seules façons de s’approcher et de s’aimer.

 

Cédric Le Penven est né en 1980. Agrégé de Lettres Modernes, il vit et enseigne dans le Sud-Ouest de la France. Spécialiste de l’œuvre poétique de Thierry Metz (à qui il a consacré un livre aux éditions des Vanneaux en 2017), il a publié une quinzaine d’ouvrages où se développe la question du biographique et de l’environnement, entre réminiscences et voyages, quotidien et introspection. Son écriture cherche à cautériser les plaies de l’enfance et leur écho dans le temps présent, dans une interrogation de la place que chacun s’autorise à occuper dans le monde, en quête constante de clarté. Il a obtenu le prix Voronca en 2004 pour Elle, le givre (éditions Jacques Brémond), et le prix Yvan Goll pour son recueil Nuit de peu (éditions Tarabuste) en 2016. Aux Editions Unes, il est l'auteur de Bouche-suie (2015), Joachim (2017), Verger (2019) et Un sol trop fertile (2021).

Dessin de Thibaud Bernard-Helis pour le livre.

Parutions récentes :

Dessin de Thibaud Bernard-Helis pour le livre.

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JIM HARRISON, SEULE LA TERRE EST ÉTERNELLE 

de François Busnel, Collection Beaux Livres, Gallimard

Parution le 03 novembre 2022

Le premier beau livre consacré à Jim Harrison et à son œuvre. Une invitation au voyage et à la reconnexion au monde sauvage au cœur d’une Amérique mythique.

 

Pour prolonger son film, « Seule la Terre est éternelle », François Busnel évoque dans cet album l’un des plus grands écrivains américains, Jim Harrison (1937-2016). Ce beau livre richement illustré (images du film, photos de tournage inédites et images d’archives) raconte les coulisses d’un tournage pas comme les autres : devant la caméra de François Busnel, son ami depuis plus de quinze ans, Jim Harrison se livre comme il ne l’a jamais fait et offre un testament spirituel et joyeux qui nous invite à revenir à l’essentiel et à vivre en harmonie avec la nature. Cet ouvrage propose un récit de voyage à travers les Etats-Unis en compagnie de Big Jim, du Montana à l’Arizona en passant par le Wyoming, le Nebraska, le Dakota du Sud, les Grandes Pleines, les montagnes du Colorado, les réserves indiennes de l’Utah et le désert du Saguaro. Visitant la vie et l’œuvre de Jim Harrison, François Busnel propose également une anthologie inédite, véritable dictionnaire portatif de plus de 300 citations qui compose un bréviaire existentiel, une invitation à débanaliser sa vie, à vivre plus intensément. Un ouvrage essentiel pour découvrir ou redécouvrir l’œuvre de Jim Harrison.

 

François Busnel est journaliste. Son premier long métrage, « Seule la Terre est éternelle », co-réalisé avec Adrien Soland, est sorti au cinéma le 23 mars 2022 et a rassemblé près de 100 000 spectateurs en salles. Il a notamment créé l’émission littéraire « La Grande Librairie » qu’il a présentée chaque semaine de 2008 à 2022 sur France 5 et dont il est aujourd’hui le producteur. A la radio, il a produit et animé « Le Grand Entretien » tous les soirs sur France Inter (2010-2013). Il a également créé et dirigé le magazine America après avoir dirigé le magazine Lire (2004-2015) et le service Livres de l’Express dont il fut éditorialiste (2006-2015).

 

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BERTRAND TAVERNIER LE CINEMA ET RIEN D’AUTRE 

de Laurent Delmas Collection Beaux Livres  Gallimard

Parution le 03 novembre 2022

 

Dans le prolongement du feuilleton éponyme diffusé sur France Inter cet été et disponible en podcast, Laurent Delmas nous fait redécouvrir Bertrand Tavernier à travers ceux qui l’ont connu.

 

Premier portrait cinématographique du cinéaste disparu au printemps 2021, cet ouvrage illustré présente la filmographie éclectique et riche de Bertrand Tavernier, qui mêle notamment sujets historiques et univers intimes, sujets de société et fictions romanesques, portée par des acteurs français parmi les plus emblématiques de ces cinquante dernières années. En 9 chapitres, accompagnés d’images, d’extraits de films et d’entretiens avec Bertrand Tavernier, Laurent Delmas rend compte d’une œuvre qui s’inscrit à la fois dans son époque et dans une tradition cinématographique française qui fait la part belle aux histoires, aux scénarios, aux dialogues et aux acteurs.

L’auteur revient sur les grands thèmes qui traversent l’œuvre du réalisateur : les figures paternelles, les femmes, la musique, l’histoire ou encore Lyon et la cinéphilie. Chaque thématique est étayée d’un ou plusieurs entretiens inédits avec un acteur ou l’un des proches collaborateurs du cinéaste : Nathalie Baye, Isabelle Hupert, Julie Gayet, Stéphane Audoin-Rouzeau, Philippe Torreton, Philippe Sarde, Stéphane Lerouge, Marie Gillain, Xavier Giannoli, Mélanie Thierry, Raphaël Personnaz, Chirstophe Blain, Laurent Heynemann, Luc Béraud et Thierry Frémaux. En tête de chaque chapitre, un flash code renvoie vers le podcast de l’émission correspondante.

 

Laurent Delmas est journaliste et critique de cinéma. Depuis 2007, il coproduit et anime avec Christine Masson « On aura tout vu », le magazine de cinéma de France Inter. Ils ont écrit François Truffaut, film par film (Gallimard/France Inter 2021). Durant l’été 2022, il écrit, produits et anime sur France Inter la série documentaire « Tavernier, le cinéma et rien d’autre », dont les neufs épisodes sont disponibles en podcast.

 

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ENFANT DE BOHÊME de Gilles Kepel, Collection Blanche éditions Gallimard

 

En librairie depuis le 06 octobre 2022

Gilles Kepel a donné à certains de ses livres, notamment Passion arabe (2013) et Passion française (2014), un ton personnel. Il s’adresse ici à son père Milan, acteur et dramaturge, pour lui restituer sa mémoire perdue. Tout un monde resurgit des trains et des forêts de Bohême, où commence cette odyssée. L’auteur part sur les traces de son aïeul Rodolphe, venu à Paris durant la Belle Epoque pour traduire Apollinaire puis ballotté à travers l’Europe, des Années folles au Rideau de fer.

 

« Tu as fermé ta lettre de deux cachets à la cire rouge portant le monogramme de notre patronyme, la lettre K, élégamment inscrite dans une ellipse. Je conserve un souvenir d’enfance du sceau et de son bâton de cire, qui faisaient partie de l’immense bric-à-brac acquis aux salles d’enchères par Rodolphe durant son exil londonien. Sans doute avait-il trouvé dans cette onzième lettre de l’alphabet vendue au hasard de l’encan dans un lot disparate, fréquente en anglais comme en tchèque mais rare en français, le tesson de notre identité persistant dans la tourmente. Ce modeste K, qui appartenait peut-être à un King, un Kellogg, un Kenneth prématurément tué ou ruiné par la guerre, magnifiait soudain notre survie familiale à travers les tribulations du vingtième siècle… Petit garçon j’avais tenté de jouer avec cet objet fascinant qui produisait des dessins en relief : je me souviens comment tu fis fondre pour moi avec ton briquet-- tu étais encore fumeur dans les années 1960—la cire qui grésillait. Je me remémore son parfum de brûlé, les bulles noires et rouges, la pâte molle qui en séchant fit naître ce camée cramoisi, chétif et précieux. »

 

 

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Bon de commande Web Temple. Université 10.10.22.pdf

 

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La Lettre du Lac Noir
N° 31  –  Octobre 2022 
 
     C’était la veille de Noël, en 1979, via della Consulta, à Rome, tout près du palais du Quirinal. J’ai le souvenir d’une pièce très claire, d’une décoration raffinée. Dans un français impeccable, Clotilde Marghieri me confiait tout ce qu’elle devait à la littérature de cette langue, et en particulier à Madame de Sévigné et à Colette qu’elle plaçait au plus haut. Sa parole était vive et enjouée, et son visage, qui révélait un fort caractère, donnait une impression d’humour et d’élégance. Le téléphone sonnait, elle avait un sourire charmant pour nous prier de l’excuser et elle s’exprimait en anglais avec la même sûreté et le même naturel qu’elle le faisait à l’instant dans la langue de Molière. Elle parlait d’autres langues encore, me disait mon amie Margherita Guidacci, qui avait souhaité me la faire rencontrer, et par son raffinement, sa liberté de ton, son cosmopolitisme, elle semblait une de ces grandes dames de la littérature européenne du xviiie siècle à qui rien d’humain n’était étranger. « J’appartiens, m’écrivait-elle (en français), à un siècle où une lettre de Mme du Deffand arrivait à Voltaire à Genève en six jours » – se désolant qu’une de mes lettres ne lui soit parvenue au bout de 46 jours… […]    Je ne suis jamais allé à Santa Maria la Bruna, qui est le cadre de son premier livre, publié en 1960, L’Île du Vésuve, mais plus encore qu’à son appartement romain, c’est à ce lieu mythique, au pied du Vésuve, que mon souvenir l’associe. Est-ce là l’influence du prestigieux voisinage de cette Villa delle Ginestre, où Antonio Ranieri donna l’hospitalité à Giacomo Leopardi à la fin de sa vie ? Ces genêts qui ont donné leur nom à l’un des plus beaux poèmes de Leopardi, La Ginestra, qui commence par ces mots : « Là sur l’aride échine / Du formidable mont, / Ce Vésuve exterminateur, / Que rien n’égaie, arbre ni fleur, / Tu répands alentour tes buissons solitaires, / Odorant genêt, / Satisfait des déserts. » Clotilde Marghieri dépeint avec une telle simplicité, un tel charme la vie qu’on mène au flanc du « formidabil monte » qu’on croit y avoir soi-même habité. C’est aussi par ce livre, donné dès notre première rencontre, que je suis entré dans son œuvre, comme dans une de ces maisons où l’on a toujours envie de retourner. […]    En 1920, lors d’un somptueux bal donné dans une villa de Sorrente, Clotilde Marghieri avait rencontré l’avocat Gino Marghieri. Ils se marièrent la même année et eurent deux enfants, Massimo et Lucia. Le père du marié, Alberto Marghieri, avocat d’affaires renommé est alors recteur de l’université et deviendra bientôt sénateur du royaume d’Italie. Dans son appartement de la Piazza dei Martiri, il a pour hôtes habituels l’écrivain antifasciste Roberto Bracco et la romancière Matilde Serao, mais aussi, plus rarement, le philosophe Benedetto Croce et l’historien méridionaliste Giustino Fortunato.    Un été, durant ces années 20, Clotilde Marghieri fait à Capri la connaissance de l’écrivaine féministe Sibilla Aleramo. D’abord irritée par son personnage, elle la découvre bientôt sous un autre jour et conçoit pour elle amitié et admiration. Le même été, l’autrice d’Una donna lui fait rencontrer l’actrice sans pareille, Eleonora Duse.     De ses années florentines, Clotilde Marghieri a gardé de solides amitiés : c’est par Pellegrina Rosselli, devenue secrétaire de Bernard Berenson, qu’elle entre en relation, en 1926, avec l’Américain d’origine lituanienne. Leur première rencontre au Grand Hôtel de Naples sera le début d’une profonde amitié, dont porte témoignage la très riche correspondance échangée pendant près de trente ans.    Bien que toujours mariée, Clotilde décide en 1933 de quitter Naples pour vivre dans la villa vésuvienne de son père, à Santa Maria la Bruna, à laquelle elle donne le nom de son ancien collège, La Quiete. Choix audacieux que cet exil campagnard, qui choque aussi bien la bonne société napolitaine que sa propre famille, mais qui lui permet une fois pour toutes de s’émanciper du poids des conventions de son milieu et d’affirmer son indépendance. Dans cette retraite toute horatienne, elle reçoit nombre d’amis italiens et étrangers, venus souvent sur la recommandation de Berenson pour qui elle devient la « nymphe vésuvienne » ou la « nymphe solitaire ».   Aurait-elle jamais écrit si son ami Berenson ne l’y avait incitée avec tant d’insistance ? Elle plaisantait elle-même de ce « lent cheminement vers les lettres », dont elle avait fait le thème d’une conférence prononcée devant le Cercle de la Presse à Naples au début des années 60. Car son but, soulignait-elle, n’avait jamais été d’écrire : « Vivre, vivre le plus intensément possible », elle ne cherchait rien d’autre. Mais, tardivement dans sa vie lui était venue cette découverte que « le moyen de vivre le plus complètement est aujourd’hui d’écrire, car c’est encore le moyen le plus direct et le plus profond d’entrer en contact avec les autres ». […]    L'Île du Vésuve est dédié « À Angelica qui aima ses lieux ». Nièce de Clotilde, disparue très jeune, Angelica avait trouvé sur les flancs du Vésuve l’espace de son trop bref déploiement. Ainsi, même un livre aussi lumineux et enjoué que celui-là ne va pas sans quelque secrète blessure. Ses menues histoires, son humour malicieux ne nous parleraient pas avec tant d’émotion si nous n’y sentions ce fond de gravité qui fait la personnalité même de l’ermite vésuvienne. Giovanni Battista Angioletti, qui écrivit pour l’édition italienne du livre une lettre liminaire et qui devait mourir à Santa Maria la Bruna un an après la parution de celui-ci, a bien marqué la dimension d’ombre qui s’y trouve : « L’Île du Vésuve, écrit-il, est une aventure merveilleuse ; mais comme toutes les aventures, elle connaît ses tempêtes et ses soudaines menaces imprévues de naufrage. »   C’est pourquoi, ajoute-il, c’est un « livre plein d’amour, et d’un amour cependant caché sous un très dense filigrane d’ironie, de respect, d’irritation et d’amusement. Précisément pour cela, c’est un livre vivant et pleinement loyal. »
       Gérard Pfister, préface à L'Île du Vésuve, de Clotilde Marghieri (extraits)
 
LES NOUVEAUTÉS DU MOISparution en librairie le jeudi 13 octobre 2022  
 
Clotilde MarghieriL'Île du VésuveRécit autobiographique traduit de l'italien par Monique BaccelliColl. Les Vies imaginaires.  ISBN 978-2-845-90335-7, 192 p., 17 €
 
Clotilde Marghieri (1897-1981) a laissé une œuvre de narratrice aussi réjouissante que raffinée. Issue de la haute bourgeoisie napolitaine, elle en a vite défié les conventions, sous l’influence notamment de ll'écrivaine féministe Sibilla Aleramo et du fastueux historien d’art lituano-américain Bernard Berenson, pour s’installer seule dans une vaste maison aux flancs du Vésuve. C’est cette vie libre et fantasque qu’elle raconte dans L’Île du Vésuve, le livre fondateur de son œuvre.
C’est la première fois que Clotilde Marghieri est traduite en français. Son œuvre est pourtant profondément marquée par la langue et la littérature françaises, qui ont été presque son seul univers jusqu’à ses 25 ans. La présente traduction  a été réalisée par Monique Baccelli,  traductrice des plus grands écrivains italiens, de Svevo à Savinio, de Lampedusa à Gadda, de Cristina Campo et Alda Merini.
« Depuis quelques années je me suis retirée à la campagne. La petite maison où je vis, entre vignes et pinèdes, s’adosse au Vésuve et a devant elle le superbe décor du golfe. » C’est ainsi que commence L’Île du Vésuve. Le ton est donné. Suivent 28 courts chapitres où Clotilde Marghieri nous raconte tout simplement, mais avec une grâce, une mélancolie et un humour sans pareils sa vie dans le paysage sublime du golfe de Naples, celui de la Villa delle Ginestre où Leopardi trouva refuge à la fin de sa vie. Leurs titres ? « La Villa des Genêts », « La marquise », « La pinède vendue », « Télévision à la villa» ou « Messieurs (ou les angoisses nocturnes) ».
Marghieri, c’est avant tout cela : une liberté d’allure, une élégance d’esprit, un charme irrésistible qui donnent au lecteur l’impression de partager l’existence d’une amie. Elle aimait le ton de Colette et de Madame de Sévigné. Mais c’est tout autant Proust ou Sagan qu’on retrouve dans ces pages à bien des moments. Une même manière de capter tout à la fois la légèreté de la vie et sa tragédie.
 
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Jean de Ruysbroeck Ainsi parlait Jean de RuysbroeckDits et maximes de vieTraduit du moyen-néerlandais par Marie et Jean Moncelon. BILINGUEColl. Ainsi parlait, ISBN 978-2-845-90336-4, 176 p., 14 €
 
Dans la collection Ainsi parlait a paru dès 2015 un Ainsi parlait Maître Eckhart, bilingue moyen haut-allemand / français. Le volume ici consacré à son contemporain Ruysbroeck rassemble ses dits essentiels en bilingue moyen-néerlandais / français. 
Bien que très audacieux dans sa pensée de l’union à Dieu, Jean de Ruysbroeck, « l’ermite de la Vallée Verte » (Groenendael), aussi surnommé « l’Admirable », n’a pas été condamné comme Eckhart, mais au contraire béatifié. Sa chance est sans doute paradoxalement de n’avoir pas suivi d’études théologiques ni pris de grades universitaires, comme Eckhart, et de n’avoir donc pas représenté la même menace que ce dernier, prestigieux maître en Sorbonne.
La personnalité fascinante de Ruysbroeck a bien été dépeinte par Maeterlinck, qui en fut l’un des premiers traducteurs en français : « Au fond de cette obscure forêt brabançonne, son âme, ignorante et simple, reçoit, sans qu’elle le sache, les aveuglants reflets de tous les sommets solitaires et mystérieux de la pensée humaine. Il sait, à son insu, le platonisme de la Grèce ; il sait le soufisme de la Perse, le brahmanisme de l’Inde et le bouddhisme du Tibet. »
Dans son « ignorance merveilleuse », Ruysbroeck a médité l’Écriture et surtout vécu une expérience intérieure commencée jeune qu’il a décrite, dans son premier ouvrage : Le Royaume des Amants. Dès ce livre, il a défini son idéal de vie chrétienne, « la vie commune » (ghemeine leven). L’homme qui s’y adonne doit se placer « au sommet de son esprit », écrit-il, entre « la jouissance mystique et l’action ». Telle fut la vie au sein du monastère de Groenendael dont Ruysbroeck fut le premier prieur en 1349. À sa mort, en 1381, le monastère de Groenendael jouissait grâce à son implusion d’un immense rayonnement.
 
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Alda MeriniLa folle de la porte à côtéRécit autobiographique traduit de l'italien par Monique BaccelliColl. Les Vies imaginaires, ISBN 978-2-845-90317-3, 216 p., 16 €
 
Alda Merini (1931-2009) est l’une des écrivaines italiennes les plus singulières et les plus aimées. Son œuvre de prosatrice et de poète est immense. Son destin de marginale et de rebelle a autant suscité le scandale que la sympathie.
La folle de la porte à côté est l’un de ses livres les plus représentatifs. Mêlant fiction, souvenirs et réflexions, c’est un récit extravagant où la Merini expose en toute candeur – et malice – sa vie désordonnée. « La folie, écrit-elle, est l’une des choses les plus sacrées qui existent sur terre. C’est un parcours de douleur purificateur, une souffrance comme quintessence de la logique. »
Toute sa vie, Alda Merini a vécu dans la marginalité et l’indigence. Assumant une sexualité débridée, mère de quatre filles dont elle ne s’est pas occupée, vivant dans la rue et les cafés autant que chez elle, elle a tiré de cette vie une œuvre inouïe qui lui a valu sur le tard l’admiration et l’affection de tous les Italiens.
Clocharde géniale, innocente provocatrice, elle livre dans cette Folle de la porte à côté une autobiographie fantasmée et lucide, follement romanesque et, en dépit de tout, profondément joyeuse.
« Titano s’y connaissait en femmes et il disait partout que j’avais une peau sobre et veloutée. En fait c’était vrai. L’hibernation hospitalière avait maintenu en vie certaines veinules légèrement diaphanes, à peine esquissées. » Il y a dans tout ce qu’écrit Alda Merini une spontanéité qui saisit le lecteur par une sorte d’évidence et d’étrangeté.
Le long entretien qui suit La folle de la porte à côté permet de comprendre la personnalité complexe et attachante de cette femme délirante et hyperlucide.
La traductrice de ce texte dérangeant et truculent, Monique Baccelli a traduit les plus grands écrivains italiens, d’Italo Svevo à Cristina Campo.
 
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Maître EckhartAinsi parlait Maître EckhartDits et maximes de vieTraduit du moyen haut-allemand par Gérard Pfister. BILINGUE.Coll. Ainsi parlait. ISBN 978-2-845-90211-4, 176 p., 13 €
 
L’œuvre d’Eckhart est vaste et peut sembler d’un abord difficile. Les étincelles y sont innombrables, jaillies du brasier d’une pensée souveraine, et chacune d’elles semble recueillir en elle tout le feu de la parole. Aussi nulle écriture ne pouvait-elle mieux se prêter au propos de cette collection.
« Ainsi parlait Maître Eckhart » : une parole toujours naissante, semble-t-il, dans la rencontre même avec ceux et celles qui l’écoutaient, dans ce moyen haut-allemand fort et dru qui semble droit sorti du peuple de son temps et qu’il fut le premier à apprivoiser à la quête philosophique.
Le présent volume présente un choix de quelque 200 fragments clefs d’Eckhart extraits de l’ensemble du corpus authentique des œuvres d’Eckhart en moyen hau-allemand : Le Livre de la consolation divine, L’Homme noble, Les Discours du discernement, Le Détachement, Les Sermons. Présentées en édition bilngue, les traductions ont été spécialement réalisées pour la présente édition afin de permettre au lecteur de bénéficier pleinement de l’accès à l’original moyen haut-allemand. Elles sont conçues pour rester aussi proches que possible du texte d’Eckhart et faciliter une approche directe de sa  parole. 
« Si je pouvais, disait Eckhart, saisir en une seule pensée toutes les pensées que j’ai jamais pensées ou penserai jamais, je n’aurais rien qu’une parole, car la bouche exprime ce qui est dans le cœur » (Sermon 84). Aussi bien c’est cette unique parole qu’on trouvera dans ce petit volume, sans cesse renouvelée et n’exprimant jamais qu’une expérience originelle. Tantôt vibrante comme dans la nef de quelque église d’Alsace ou de Thuringe, et tantôt ciselée avec tout l’art du lettré féru d’humanités grecques et latines.
 
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REVUE DE PRESSE
 
Benoît ReissUn dédale de cielsLu par Marc Wetzel (La Cause littéraire, 28-06-22, extraits)
 
« Je marche en compagnie de mon arrière-grand-père / sur un chemin de terre dans la plaine du Forez / dans mon pays dit-il / avec cette drôle de fierté / mon ombre enveloppe la sienne / ses sandales sont couvertes de poussière / il me montre sur ses jambes ses avant-bras ses joues les éraflures / mes médailles mes blessures gagnées dit-il / contre l’écorce l’ongle des arbres dans le verger voisin / je vole les pommes / je les tiens / lui et sa fierté / par la main… » (p. 26).
La plupart des ancêtres sont, logiquement (par l’âge, et le temps qui fait passer tout réel), ou aléatoirement (par persécutions, guerres, exils ratés, pandémies, diverses dévastations broyant les exemples qu’ils n’ont souvent pas eu loisir de devenir) morts : ils marchaient devant nous (leurs descendants), mais ont disparu, comme tombés dans des trous, eux-mêmes à leur tour cachés. Avant-garde désormais évanouie, et comme devenue indétectable sur un sol que nous arpentons à neuf, et sans leur sensible épaisseur : prédécesseurs à jamais privés de tout présent autre que le leur. Deux possibilités seulement, dès lors : les inviter fantasmatiquement dans notre présent, se déporter nostalgiquement dans ce que et ce qui fut le leur. Benoît Reiss choisit, cavalièrement, résolument, jubilatoirement, la seconde : le parti-pris à la fois grandiose et dérisoire du puzzle de la famille posthume. […]
Page après page, ces souvent inconnus les uns des autres jouent, grâce à lui, ensemble : à toutes sortes de jeux – aux normes délicieusement hybrides, aux règles superbement mêlées ! Guides infaillibles, à la fois purs (exclusivement faits de leur mémoire) et impudiques (aucune contenance à adopter dans leur néant !) qui peuvent, extraordinairement, se prendre eux-mêmes à l’âge qu’ils veulent, et donner ainsi à conserver leurs vénérables petits métiers et grandes manies. C’est donc clair : la poésie sauve imaginairement mieux les expériences des êtres humains que ne le font réellement la chronique, l’almanach et l’histoire culturelle. […]
 
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Saint-Pol-RouxAinsi parlait Saint-Pol-RouxLu par Alain Roussel (EaN, 27-07-22, extraits)
 
L’œuvre de Saint-Pol-Roux est insituable. On ne peut la rattacher au symbolisme que sur une courte période, à ses débuts dans la vie littéraire. Car il se montre toujours en décalage avec son époque : « Je me sens le contemporain de gens à venir, c’est à eux que je parle », écrit-il dans une lettre à André Rolland de Renéville. Se faisant une haute idée de la littérature qu’il défend avec magnificence – il est d’ailleurs surnommé ou se fait appeler le « Magnifique » – et enthousiasme, considérant « l’Art comme un sacerdoce », il doit subir maintes critiques et moqueries auxquelles il répondra avec un humour cinglant par un poème en prose aux allures de pamphlet, « Air de trombone à coulisse ». Il est indéniable qu’il incarne avec faste l’esprit baroque par l’audace de ses images – par exemple, il désigne le chant du coq comme « un coquelicot sonore » – qui fait voler en éclats « les vieux clichés ».
L’imagination est donc l’une des clés, essentielle, de son œuvre, mais ce n’est pas la seule. S’il est un visionnaire, le « maître de l’image », il mène aussi toute une réflexion en avance sur son temps sur la poésie, adaptant le concept d’idéoréalisme de la philosophie allemande à la poésie. Si l’influence de Platon et de Plotin est déterminante chez Saint-Pol-Roux, il sait que le monde des idées et le monde des choses sont l’envers et l’endroit d’une même pièce, et il n’a de cesse de chercher des passages de l’un à l’autre – à l’affût des intersignes et des synchronicités –, de « dématérialiser le sensible pour pénétrer l’intelligible » et de cristalliser l’intelligible dans le sensible grâce aux cinq sens et au langage. Il a pu être reconnu comme un précurseur du surréalisme, mais avec une nuance qui mérite d’être soulignée : là où Breton se donne pour objectif d’exprimer « le fonctionnement réel de la pensée » dans une perspective humaine, « Magnifique » a pour ambition de « possibiliser le divin », ce qui l’inscrit dans une démarche spirituelle, voire mystique.
 
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© 2022 Éditions Arfuyen
 
 
 
 

 

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Marc Bouriche
auteur de 
"Éclaircies en haute mer - lettres d'escale" 
aux éditions Complicités, 430 pages, 25 €
Grand Prix d'Académie Prix Pierre-Georges Latécoère
 de l'Académie des jeux floraux,
a réalisé un entretien avec une journaliste littéraire professionnelle
 de la médiation culturelle dont vous pouvez voir la vidéo : 
  https://www.youtube.com/watch?v=n4gFVooHAA8
 
et une émission de radio diffusée en directe 
sur Radio-Courtoisie dont vous pouvez écouter ci-dessous le podcast : 

http://poesie-voix.leconcertdelilyrose.fr/lib/ecoute.php?audio=eclaircies%20spirituelles%20en%20mer%20et%20au%20d%C3%A9sert.mp3|325

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Café enfumé

Gilles Henri Tardy-Aygalenq

18 février 2018 · 

 

Café enfumé, une page... brume du matin vagabonde. Des paysages dans la tête endormie, un voile fil à fil devant mon regard posé au loin... si loin... c'est la brise qui écrit pour moi, c'est le souffle qui tourne la page. Une feuille s'en vient d'Asie, tournant, turban, blanc. Café enfumé, miel d'Afrique... Mali... non pas aujourd'hui ! Demain Bangui... ou Paris !

C'est à Paris que les feuilles pourpre des platanes sont les plus belles... l’errance le sait mieux que quiconque. Je n’écris pas, je passe, avec lenteur, je me promène. Café enfumé.

Mes bagages, ... quoi mes bagages ? Je n'ai que bagages spirituels ; les autres... les bagages intellectuels sont au grenier ou dans une armoire...

Mes pensées sont au fond d'un sac, surgissent des plaines de Ghazni , elles se détournent du Cachemire. Elles apparaissent fugaces d’une ravine … ravinement de l’âme, rude beauté au pied de l'Indou-Koush. Ma mémoire plonge dans l’Oronte, vagabonde dans la Bekaa, elle s'enfonce dans les torrents d'Ohrid avant de faire un détour par Lalesh ou Erbil. Thé enfumé, souks multicolores, musique suave d’Orient … si proche qu’il est difficile de s'en éloigner.

Premières neiges sur le Kremlin, les violons Czardas de chez Pouchkine effacent les bruits inutiles qui s'évanouissent. Vodka enfumée.

 

Et, toujours ma page blanche... brume du matin vagabonde. On ne sait pas quand l’âme s'impose et nous oblige à coucher nos impression s du cœur sur le blanc de nos émotions.

Pourquoi donc écrire ? Pour qui l'Esprit s'enflamme-t-il ? Cet Esprit qui me fait marcher l'âme nue, scribe d'un Dieu qui confuse mes pensées... embrumées, sans café.

Dieu sait que je suis rebelle, vision et vertige d’une foi mal-voyante ,je me surprends à repousser la Loi : cette mosaïque du contre-Ut se joue cœur à cœur sans partition du contre-cœur. Voilà pourquoi nous nous aimons, Lui le Très-Haut moi le tréma, cela convient à Dieu. A moi aussi, le café en plus.

Ma page glisse de la syllabe au son, une brise indiscrète soulève ma plume, me pousse. Je me penche mais ramasse un livre errant.

Se dévoile une page pleine de lettres agencées en ordre rebelle forment des mots :

          "Rimbaud, brocante, un livre pour un euro... c'est beau, un livre pour un euro c'est moins cher qu'une pile électrique... pourtant c'est lui qui éclaire le monde..."

Café parti en fumé...

 

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Rentrée littéraire 2022 Gallimard  

              

TROUVER REFUGE de Chistophe Ono-Dit-Biot, Collection Blanche

« Tout est allé très vite : d’abord, des gestes d’intimidation, puis des menaces directes. Un soir, Sacha et Mina décident de fuir la France avec leur petite fille Irène. Ils laissent derrière eux un pays qui a plongé dans le nationalisme, l’ignorance et l’intolérance, dirigé par un nouveau Président qui a lancé des hommes après eux. Quel secret explosif veut-il protéger ? 

Pour se mettre à l’abri, ils ont le projet insensé de rejoindre le mont Athos, sanctuaire érigé de monastères fortifiés où l’on vit encore selon les règles byzantines. Il est interdit aux femmes depuis le xième siècle, mais il a toujours protégé ceux qui y cherchaient refuge. C’est un havre de paix à la beauté solaire et sauvage, une presqu’île vouée au silence et aux prières, coupée du monde.

Brutalement séparé de Mina, Sacha s’y retrouve avec sa fille, qui découvre, émerveillée, les rites et les récits de cet éden bordé par la Méditerranée ainsi que les joies prodiguées par une nature grandiose. Mais le danger les guette à tout instant. 

Déterminée à tenter l’impossible, Mina parviendra-t-elle à sauver sa famille ? » 

 

Ode lumineuse à la transmission d’un père à sa fille, bouleversant portrait de femme, ce roman est une invitation à trouver refuge dans l’amour et les livres, la nature et la beauté. Il célèbre aussi magnifiquement l’Histoire et les histoires dont nous sommes faits, et dont notre monde est façonné. 

 

L’auteur Christophe Ono-dit-Biot est né au Havre en 1975. Après Birmane (prix Interallié 2007) ou Plonger (Grand prix du roman de l’Académie française et prix Renaudot des lycéens 2013), Trouver refuge est son septième roman.

 

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carnet d'artiste textes et peintures

d'Alain Helissen

RUPTURES

Ce carnet présente 11 peintures (gouache) accompagnées d'autant de textes se référant aux ruptures amoureuses. Inspiré de mes expériences personnelles, il s'adresse néanmoins à celles et ceux qui ont traversé ces moments parfois douloureux que constituent les séparations avec l'être aimé.

carnet à spirales; format 10,5 x 15,5 cm; 24 pages

papier à grain 300g/m²

couverture rehaussée d'un papier 100% pur lin

Exemplaire unique numéroté 1/1 et signé par l'auteur.

RUPTURE a été réalisé au mois d'août 2022.

voir doc1      voir doc2    voir doc3   voir doc4   voir doc5

D'autres extraits scannés peuvent vous être adressés sur simple demande.

Le carnet est proposé à la vente au prix de 45€ port inclus.

Réservation préalable à: alain.helissen@live.fr

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Belvedere 66

juillet-septembre 2022

SOMMAIRE

La ville de Sète rend hommage à Andrea Genovese

Idilli

Retrouvailles lutétiennes

Musica al castello

Les hasards du voisinage

Ritorno a Santa Croce sull’Arno

Ejaculation du Président de la Roi-publique

L’uomo ? una scimmia degenerata perversa e cannibalica

Comment en finir avec l’Homo Insipiens

LIBRI : Lucio Falcone – Vincenzo Fera

LIVRES : Andriana Škunca – Delmira Agustini – Jean Guichard

voir Belvedere 66

 

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Sur les traces d'un peintre contemporain et prêtre avignonnais…

 

Un ouvrage de la bonne maison Cardère

Conté par le Vauclusien Joseph Pacini et photographié par son complice normand Christian Malon, l’ouvrage prête à voir une œuvre bien originale, qui se décline en peintures murales, peintures de chevalet, vitraux et dalles de verre.

Peintre décorateur de métier, Marcel Roy (1914–1987) marque fortement la ville d’Avignon et toute sa région, participant notamment par ses magnifiques vitraux à valoriser l’architecture résolument moderne du Sacré Cœur d’Avignon, de Saint-Joseph Travailleur d’Avignon (remarqué par l’hebdomadaire La Croix au printemps 2022) ou de la chapelle œcuménique du mont Serein, pour ne parler que de ces réalisations.

Marcel Roy mit toute sa passion pour promouvoir l’art sacré dans ses expressions contemporaines. Vertueux convaincu, il entre en résistance active en 1941, croise la route des « grands » (Matisse, Albert Gleize, Braque, Tal Coat, Léger…) et se positionne aux côtés de l’abbé Robert Chave dans le mouvement Foi & Culture.

 

Joseph Pacini a travaillé plusieurs années à rassembler les pièces d’un puzzle artistique et biographique majeur, pour notre plus grand plaisir. Christian Malon lui a prêté son regard photographique pour saisir une bonne partie des œuvres de l’abbé Roy.

Le projet de livre a reçu un bel accueil de la part de l’agence régionale du livre Occitanie livre & lecture et a bénéficié d’un financement de la Région Occitanie.

 

Textes de Joseph PaciniPhotographies de Christian Malon

Rassemblant une cinquantaine de photographies couleur , l'ouvrage se déroule sur 104 pages au format 24 x 27 à la française. Son prix public est de 30 €.

Sortie 25 juillet 2022, isbn 978-2-37649-029-6

 

Où commander le livre

Chez votre libraire préféré (commande) ou sur le site de l'éditeur ou par courrier*, au prix public de 30€.

* Cardère éditeur, 19 rue Agricol Perdiguier, 84000 Avignon

 

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Voir : Le Courrier des lecteurs. Numéro spécial 124 
de Françoise Vignet .

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De Sabine Aussenac :
Mon poème au sujet de Rose Ausländer, dans les deux langues.
Mein Rose-Gedicht, zweisprachig.
Rose, Sonnenkind der Morariusgasse, ein Gedicht über Rose Ausländer
Sabine Aussenac 

 

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Philippe Veyrunes 
(Prix Max Pol Fouchet 2003)
publie un recueil de contes animaliers 
"Entre chien et loup"
voir bulletin de souscription
voir couverture du livre
voir extraits doc1  doc2

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Ghislaine LEJARD  publie 
 
Dans la lumière de la fragilité, 
  
gravures de Marie-Françoise Hachet de Salins.
voir bulletin de commande
             Ghislaine LEJARD
                     Ghislaine LEJARD - Wikipédia
                     Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire

Jean Rousselot Andrea Genovese.docx

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Notre ami le poète 
Roland Nadaus 
va faire paraître son prochain livre :
 "L'amour ça brûle, mais ça illumine".
Nous vous informerons de cette parution 
dès qu'elle sera effective et nous y consacrerons une émission.
D'ores et déjà ayez un avant goût en consultant les documents ci-dessous:
doc1  doc2 doc3

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Vous pouvez écouter 
Marie-Josée Christien 
interrogée par notre confrère Michel Philippo
en cliquant sur :
 https://www.bretagne5.fr/podcasts/marie-josee-christien  

et la retrouver sur notre site à l'émission du 9 / 01 / 2020 :

https://lespoetes.site/emmission/2020.html

et dans 2021 : "Confinement" n° 59, n° 35, n° 21

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Voir Article du Figaro à propos du livre de 
 
Jean-Luc Pouliquen:
 
Robert Louis Stevenson à Hyères

 

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Nouveau recueil 

de Marc Tison

(ce livre fera l'objet d'une émission prochaine)

 

AUTOUR DU POT 

 

 

Une image contenant texte

  

56 pages / format 10x15cm / Mise en page et calligraphie de Jean Jacques Tachdjian 

10€ (port inclus) commande par mail : mtmgmt@orange.fr

Extraits :

« …Quelque chose s’efface / Un voile à peine une transparence / Une légère contracture mémorielle / Une sorte d’inefficience / Qui change la lumière des souvenirs / Des enfances / Qui éclaire la traverse des paysages / On s’éveille autrement / On sourit un peu mieux aux jours qui attendent… »

 

« …L’ermitage des sentiments / Expulse les autres dans un ensemble trouble / Une poche molle d’enfermement / L’air flou des surchauffes populistes brouille le réel / Enfoui sous des pixels retors / Le soleil s’envenime / Alors on n’y comprend plus rien / On n’y comprend plus rien de nous / Une folie de désastre / Dégringole des étiages misanthropes / Aux soubassements de vermines… »

 

« … Je n’ai pas la tranquillité du phare stoïque de la pleine lune qui éclabousse les insomnies J’écris des poèmes de charbon que je frotte sur la peau, le visage et les mains. Pour fondre dans la nuit furieuse une guérilla contre les phrases du pouvoir fabriquées au défoliant de mots / Lavartus Prodeo sur le sol humifère / A dépoussiérer la neige… » 

 

Plus d’informations sur  https://marctison.wordpress.com

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pour accompagner
La 5e édition du festival
« Tournez La Plage »
et l’exposition inaugurale le 3 août à 19h00
à l’art hic & hoc
à La ciotat
6, boulevard des frères Blanchard

où Julien Blaine

présentera quelques uns de ses amies&amis 

animaux-&-artistes : 

Lolo, l’âne - Congo, le chimpanzé - Picasso  la truie - Hunter, le shiba-inu - Juuso, l’ours - Poulpo, le poulpe. 

Les presses du réel ont édité dans la collection al dante 

un catalogue 

(textes de victor hugo, Julia Raymond, Gilles Suzanne et Laurent cauwet et les auteurs ou leurs traducteurs)

14 €

 

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voir :Fleurines              

Lettre d’information du site de Philippe Berthaut le Pays Jonglé

 
 
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Fleurines              #1

Lettre d’information du site de Philippe Berthaut le Pays Jonglé

Les fleurines sont issues de l'effondrement par gravité des falaises calcaires en bordure de causse. Les blocs entassés ont constitué des cavités, des caves naturelles reliées à l'air libre par les fleurines. Cette communication permet une remarquable régulation thermique et hygrométrique dans les caves de Roquefort. Le mot vient de l'occitan « flarina » qui veut dire souffler, rappelant le rôle de ventilation naturelle qu'elles jouent dans les caves.(Wikipédia)

 

Bonjour à vous

 

Je ne sais si vous avez eu l’envie de visiter mon site et de vous y promener mais je dois bien avouer que sa lecture est assez chronophage et qu’il est possible de s’y perdre. Pour pallier cet obstacle je vous proposerai dans cette lettre d’information (et les suivantes) de petites visites guidées propres à vous familiariser avec lui. Si vous souhaitez devenir membre et ainsi accéder à l’ensemble du site je vous informe que j’ai abandonné la formule d’abonnement annuel. Dorénavant vous pouvez devenir membre à vie pour 30 euros et membre dans l’éternité pour 50 euros.

 

Merci pour votre amitié. Cordialement. Philippe Berthaut

La petite visite guidée : 

 

Je vous propose pour cette première petite visite guidée de commencer par cette enfance à Espalion (Aveyron) qui fut fondatrice d’une « géographie intérieure » que j’ai tenté de re-déplier et re-déployer dans des poèmes et des chants. 

 

En face Enfance (cliquez sur les lien)

Récit/poème que j’ai inséré dans le Chant-flipper dont je vous parlerai plus tard

(environ 15’ de lecture)

 

 

La Nuit du Treize Juillet 1994        

Histoire chantée créée avec une classe de (20’27)

6ème duCollège Denayrouze d’Espalion  Enseignantes Mesdames Carnus et Moisset

 

Le sentier aux châtaigniers

Disponible sur ma chaîne Youtube(6’25) 

Le petit atelier d'écriture

A partir de ces photos prises à Villeneuve lez Avignon (ce n’est pas un montage, ces « oiseaux en conciliabule » m’ont offert cette danse) construisez un court récit. Je serai ravi de le partager avec vous à l’adresse mail du pays jonglé: lepaysjongle@gmail.com

 

La chanson du jour

   
La Grande BrierePhilippe Berthaut / La Grande Brière
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1 La Grande Briere / Philippe Berthaut 04:08

LA GRANDE BRIÈRE      

texte et musique Philippe Berthaut

 

Et le marais boira tout seul avec ses gensLes barques glisseront dans la suie de l’OrientEt les caïmans enfantins devenus racines de saulesEntrelaçant l’eau et le môle dans la combustion de la tourbe

Où s’endort la Grande Brière enfoncéeDans son aquatique bûcher.

Comment pouvons-nous pénétrer dans nos maraisLes mots sont des canards que le corps a piégésLe territoire du chasseur commence où se forme la peurDans chaque lèvre un lévrier ramène un oiseau abattu C’est le cœur avec ses plumes de couleurCollées aux blessures sœurs.

Je reviendrai de l’exercice dans le maraisJ’aurai des yeux couleur de pouliche affoléeEst-ce que de là j’aurais appris de cette dame des étiersLa perche essentielle enfoncée dans le vacancier immobile

Où s’endort la Grande Brière enfoncée Dans son aquatique rucher.

Et le marais boira tout seul avec ses gensLes barques glisseront dans la suie de l’OrientEt les caïmans enfantins devenus racines de saulesEntrelaçant l’eau et le môle dans la combustion de la tourbe

Où s’endort la Grande Brière enfoncéeDans son aquatique duché.

 
 

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Lire :
"Vous prendrez bien un poème ?"
 Courrier des lecteurs du 6 juillet 2022. 
Numéro spécial 123

 

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Cet été, découvrez nos trois titres du mois d'août et retrouvez-nous lors de nombreux événements, et notamment au festival Voix Vives, à Sète ! Et n'oubliez pas de participer au Grand Jeu de la Presqu'île...

La lettre d’information n°143 – Été 2022

Métissage, Méditerranée, Mots épicés, les 3 M de nos vacances poétiques

 

Sur le caillou où elle est née, la Nouvelle-Calédonie, Imasango rêve de réconciliation et sème ses mots pimentés de fraternité pour que son rêve métis devienne réalité. Sur les rivages méditerranéens où se niche la ville de Sète, le festival Voix Vives rêve de fraternité poétique et rassemble pour sa 25ème édition plus de 80 poètes venus de 26 pays. Pour les deux, nous proposons un livre gorgé de soleil et d’épices à savourer sans modération, entre deux glaçons. Et de Lorient à Douarnenez, en passant par le Cantal, Aix ou Avignon, plein d’autres rendez-vous poétiques sur la route des vacances n’attendent que vous… Alors n’oubliez pas vos petits livres zébrés dans vos valises et participez à notre grande jeu de l’été en nous montrant où vous les avez emmenés. Bel été à tous !

Cet été en librairie

Ce pays dans mes veines

EXTRAIT :« Je porte ce pays dans mes veines son passé déchiré ses limites et étroitesses lieu de rencontres qui bouleversent fertile ancrage de ma présence au monde

Où que débordent le ciel et les soleils accumulés pour accepter ma cage insulaire il m’a fallu coudre l’océan à la face des linceuls »

Ce pays dans mes veines

Imasango

Collection Soleil noir

120 pages • 14 €

Cliquez ici pour en savoir plus...

Le chant de réconciliation et d’espoir d’une poétesse de Nouvelle-Calédonie

• Un hymne à la paix et à la fraternité pour faire face à la violence du monde

• Un recueil en partenariat avec la Fondation Saint-John Perse d’Aix-en-Provence, qui a accueilli l’autrice en résidence

Née en 1964 en Nouvelle-Calédonie, Imasango passe son enfance entre Nouméa et la brousse où elle retrouve les racines de son métissage...

Découvrez sa bio
Voix Vives 2022

84 poètes, parmi lesquels...

Jeanne Benameur, Imasango,Victor Abbou, Brigitte Baumié, Ana Blandiana, Marianne Catzaras, Felip Costaglioli, Paul de Brancion, Bluma Finkelstein, Claire Lajus, Murielle Szac, Bruno Doucey, Sapho, Éric Sarner, Maisoun Shukair Jean-Yves Tayac, Nida Younis...

Voix Vives de méditerranée en méditerranée Anthologie Sète 2022

Préface de Maïthé Vallès-Bled

Collection Tissages

224 pages • 20 €

• L’anthologie d’un grand festival international de poésie, qui se déroulera du 22 au 31 juillet 2022

• Les voix de la Méditerranée : 14 langues, 26 pays, 84 poètes

• Dans les temps difficiles que nous traversons, le maintien du festival et de son anthologie devient un événement exceptionnel

26 pays...

Albanie, Algérie, Belgique, Chili, Croatie, Égypte, Espagne, Espagne /Catalogne, France, France /Nouvelle-Calédonie, France / Occitanie, Grèce, Irak, Israël, Italie, Liban, Luxembourg, Maroc, Palestine, Portugal, Roumanie, Moldavie orientale, Serbie, Syrie, Tunisie, Turquie.

À paraître en août...

En août, découvrez l'anthologie Ukraine – 24 poètes pour un pays, établie par Ella Yevtouchenko et Bruno Doucey. Une anthologie conçue sur le terreau de l'actualité la plus immédiate, et que nous sommes en train de finaliser. On vous en dit plus très bientôt, dans notre lettre d'information spéciale du mois d'août !

Nos événements de l'été 2022

JUILLET

• Le 1er juillet à 18h (Paimpont – 35) : Retrouvez Souad Labbize au festival Et Dire Et Ouïssance, pour une lecture-dégustation autour de son recueil Je franchis les barbelés.Le P'tit Marché, esplanade de Brocéliande 

Et dire

 • Du 1er au 3 juillet (Champs-sur-Tarantaine – 15) :Katerina Apostolopoulou invitée au festival C’Mouvoir à Champs-sur-Tarantaine. Retrouvez-la le 3 juillet de 11h30 à 13h, autour de son recueil J'ai vu Sisyphe heureux.Salle polyvalente Henri Moins

Katerina Apostolopoulou
C'Mouvoir

• Le 2 juillet à 11h (Lucinges – 74) :Vernissage de l'exposition "Un monde de signes" consacrée à Robert Lobet au Manoir des livres, organisée par L'Archipel Butor. Une exposition consacrée à l'ensemble du travail de l'artiste et à sa maison d'édition, les Éditions de la Margeride. L'occasion également de découvrir le beau-livre Peindre les mots – Gestes d'artiste, voix de poètes, qui lui est consacré. L'exposition se déroulera jusqu'au 24 septembre.Manoir des livres, 91 Chem. du Château

Lobet Archipel Butor

 • Le 5 juillet à 18h30 (Aix-en-Provence – 13) :Projection du film "Voyage dans la mémoire" d'Hala Mohammad, et signature de ses deux recueils (Les hirondelles se sont envolées avant nous et Prête-moi une fenêtre). Dans le cadre de la première biennale d’art et de culture à Aix. Avec l’association Saint-John Perse et la Ligue des Droits de l'Homme.Cinéma de la Manufacture d'Aix

• Le 9 juillet (Achères – 78) :Dans le cadre de l'opération "Jardins ouverts en Île-de-France", lecture poétique par Damien Paisant, accompagné par un musicien. Gratuit sur réservation.Intégraterre – 9, allée MAriv

• Le 16 juillet à 19h (Avignon – 84) :Retrouvez Laura Lutard à la Maison de la poésie d’Avignon (Le Figuier Pourpre) pour une matinale/carte blanche. Sous forme de lecture et de courte performance, la poétesse donnera à entendre des extraits de son recueil Au bord du bord ainsi que des inédits. L'échange sera suivi d'une discussion conviviale.Le Figuier Pourpre – 6 rue Figuière

Laura Lutard

• Du 22 au 30 juillet (Sète – 34) :On vous donne rendez-vous au Festival des Voix Vives de Méditerranée en Méditerrané ! Retrouvez-nous tout au long de la semaine sur la place du Pouffre, et venez écouter les nombreux poètes invités, parmi lesquels Jeanne Benameur, Imasango, Brigitte Baumié, Paul de Brancion, Marianne Catzaras, Bruno Doucey, Sapho, Murielle Szac, ainsi que l'artiste Robert Lobet… Découvrez l'ensemble du programme sur le site du festival.1, place Léon Blum

Voix Vives

AOÛT

• Du 4 au 6 août (Douarnenez – 29) :Retrouvez-nous au festival de la Baie des plumes, le salon du livre et de la poésie de Douarnenez, organisé par l'Association Poèmes Bleus. Nous y serons en compagnie de Souad Labbize.Bateau Saint Dénis, Port Musée. 

• Le 10 août à 15h30 (Lorient – 56) :Rencontre avec Fabienne Juhel, dans le cadre du Festival Interceltique de Lorient, autour de son roman consacré à Tristan Corbière, La Mâle-mort entre les dents. Les Jardins

Le 12 août à 14h45 (Lorient – 56)  :Retrouvez l'association Les  Flâneurs au Festival Interceltique 2022, pour une lecture poétique et musicale autour de l'œuvre d'Yvon Le Men : « Yvon Le Men : une vie en poésie ».Programmation Espace Paroles

Festival interceltique 2022

• Le 17 août à 18h30 (Plouha – 22) :

Rencontre avec la traductrice Jiliane Cardey autour du recueil Pour une poignée de ciel avec la librairie-salon de thé "La Boutik à Boukins" de Plouha, dans les Côtes d'Armor. Au programme : présentation et lectures bilingues, échange avec les lecteurs, dédicaces et dégustation de thé et de pâtisseries indiennes.

• Le 27 août à 16h (Vulaines-sur-Seine – 77) :Dans le cadre de l'opération "Jardins ouverts en Île-de-France", lecture poétique du recueil Au bord du bord par Laura Lutard, accompagnée en musique par Cécile Evrot. Gratuit, réservation obligatoire (places limitées).Musée Stéphane Mallarmé – 4, quai Stéphane Mallarmé

Lecture poétique LL

Quelques bonnes nouvelles

Nous avons eu la grande joie et la fierté d'apprendre que le recueil Mes forêts, d'Hélène Dorion, sera au programme du baccalauréat de français pour l'année 2023-2024 ! Nous nous réjouissons par avance que de nombreuses classes de lycée découvrent, à travers l'œuvre de cette poétesse québécoise, la richesse de la poésie contemporaine.

Yvon Le Men a reçu le prix Paul-Verlaine de l'Académie française pour ses recueils La baie vitrée et À perte de ciel (Bayard). Avec La baie vitrée, paru en 2021, il évoquait le confinement et écrivait le livre du réenchantement dont nous avons besoin. 

Le retour du Grand Jeu de l'été...

Du 1er juillet au 30 août, envoyez-nous vos plus belles photos de nos livres en vacances à contact@editions-brunodoucey ! Nous les diffuserons durant tout l'été sur nos réseaux sociaux. À la rentrée, le bureau de l'association La Presqu'île choisira ses trois photos préférées et les gagnants recevront un petit cadeau de notre part !Et pour adhérer à la Presqu'île, l'association des amis des Éditions Bruno Doucey, c'est toujours par ici.

On aime, on partage… 

Podcast L'Expérience Poétique

L'Expérience Poétique est un podcast créé par Mathilde Vermer. L'épisode 22 de la saison 2 est consacrée à "la poésie charnelle" d'Ananda Devi. Née en 1957, de parents d'origine indienne, Ananda Devi est élevée au contact de plusieurs langues et cultures. Ethnologue, traductrice, elle est sensible à l'imbrication des identités, à la question de l'altérité et à la situation des femmes dans le monde. 

L'Expérience Poétique est à réécouter sur toutes les plateformes

« La Grèce, sa mer au bleu radieux, ses îles aux maisons blanches… Des paysages de carte postale qui font rêver alors que les vacances arrivent… Savez-vous que la patrie hellénique est aussi la terre natale d’un des plus grands poètes du XXème siècle ? »

Le dernier épisode de la saison 2 du podcast L'Expérience Poétique est consacrée au poète Yannis Ritnos, notamment à son recueil "Balcon". Pour le réécouter, c'est par ici

Yannis Ritsos

Éditions Bruno Doucey Cour Alsace-Lorraine, 67, rue de Reuilly – 75012 Pariswww.editions-brunodoucey.com

 

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LES BERGÈRES S'ILLUSTRENTchez la bonne maison Cardère

 

des lectures décoiffantes pour l'été et l'automne

 

Il y a presque quinze ans, répondant à l’appel à projets « Égalité des chances homme-femme en milieu rural et agricole » de la région Rhône-Alpes, par une grande enquête sur le métier de berger, des organisations professionnelles (services pastoraux, associations de bergers, MSA, services d’enseignement et de formation) ont été surprises par la proportion importante de femmes qui s’engagent sur des alpages.

Alpage-273 ©Cau

Déconstruisant les clichés surannés qui encombrent la représentation de ce métier, du « personnage berger », elles faisaient le constat que « les bergers ne seront plus ce qu’ils étaient » : « … de plus en plus de jeunes femmes s’orientent, se forment au métier de berger salarié… on est ainsi tenté de mettre le mot berger au féminin, le pluriel venant témoigner de la diversité des situations. »

Divers enjeux furent repérés (statut, formation, conditions de vie, risques professionnels, construction personnelle…), et analysés dans plusieurs publications et expositions : Un berger, des bergères, L’alpage au pluriel.

Aujourd’hui, au-delà de ces aspects techniques, sociologiques, anthropologiques, les bergères, établies ou en devenir, expriment des sensibilités, des doutes, des peurs et des bonheurs, mais aussi des revendications, des idées originales qui bousculent et renouvellent les représentations de la vie pastorale.

Bergère-02 ©Chambard

Il y a quelques jours, la bonne maison Cardère prenait en diffusion-distribution le beau livre de la bergère Valentine Guérin et de la photographe Ellen Teurlings, Être bergère, ce n’est patou !

Aujourd’hui, nous annonçons la sortie automnale des ouvrages de la navigatrice bergère Amandine Cau – Danser avec le vent. Marins, bergers, solitudes – et de la photographe bergère Vanessa Chambard – Devenir bergères.

Des textes et des photographies qui nous ont parus forts, justes, sensibles, révélant entre autres des aspects poétiques, philosophiques, métaphysiques, techniques, politiques… pas forcément inédits mais peu diffusés…

Ces ouvrages, à paraître en début d’automne 2022, peuvent être réservés dès maintenant chez la bonne maison Cardère.

Où trouver ces livres ?

* Sur le site de Cardère* ou par courrier : Cardère éditeur, 19 rue Agricol Perdiguier, 84000 Avignon (pas de frais de port)

* À parution en automne, sur commande, chez votre libraire préféré

 

Amandine, Vanessa, Ellen, Valentine et les autres vous entrainent avec la bonne maison Cardère dans le nouveau monde — ni virtuel ni augmenté — des bergères et des bergers…

 

 

 

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Julien Blaine
petit r’appel entre amies&amis :

 

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Naissance de Maïlis ou la pluie : 18 nouveaux titres pour un livre-CD, poèmes de Luc Vidal, musiques de Mouna Khalifa, chantés par Guillemette Bailly.

PAR BATURE419 · PUBLIÉ JUIN 22, 2022 · MIS À JOUR JUIN 22, 2022

« Celui qui entre par hasard dans la demeure d’un poète

Ne sait pas que les meubles ont pouvoir sur lui » René-Guy Cadou

L’esprit du travail entrepris par notre maison d’édition associative, l’association des éditions du Petit Véhicule, est celui des Correspondances baudelairiennes et celui de l’esprit des Troubadours qui mariait le mot et la note. Les arts, dans leur diversité, se répondent, s’épaulent, se confondent, se séparent pour retrouver leur source originelle et leurs alliances fertiles. https://lepetitvehicule.com

 

Pour écouter un extrait de chacun des 18 titres de Maïlis ou la pluie cliquez ici :

Pour commander le livre-CD Maïlis ou la pluie cliquez sur le lien ci-dessous:

 

Découvrez notre chaîne Youtube musicale : Eurydice & Orphée

https://www.youtube.com/channel/UCvN5jbF1C0cLChGLCyggaKw

Maïlis ou la Pluie

La pluie s’écrasait sur les vitres

Façonnant le chagrin

Départ des lampes dans le miroir de ces gouttelettes

Départ de la joie Dans le grain de sable des journées

Dans les rues appelant à la vie …

 

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 La revue "les moments littéraires"   consacre dans sa livraison de juin  un important dossier à
Yves Charnet.
Voir  émission du mardi 21 décembre 2021
Voir :
http://lesmomentslitteraires.fr/lesdossiers/D48Charnet.html?fbclid=IwAR19ypDBB8i6jWXJuQjOFoPrenCqFJysiZtNGbT83TcHLEDnFgtENftXEJU
 
Un  "Tempo Poème"
 sera consacré à Yves Charnet à la rentrée 2022
et fera l'objet d'une émission

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Nouveau recueil 

de

Marc Tison

 

« AUTOUR DU POT »

Marc Tison

 

56 pages / format 10x15cm / Mise en page et calligraphie de Jean Jacques Tachdjian 

10€ (port inclus) commande par mail : mtmgmt@orange.fr

 

Ce livre fera l'objet d'une prochaine émission "Les poètes" sur Radio Occitania.

Extraits :

« …Quelque chose s’efface / Un voile à peine une transparence / Une légère contracture mémorielle / Une sorte d’inefficience / Qui change la lumière des souvenirs / Des enfances / Qui éclaire la traverse des paysages / On s’éveille autrement / On sourit un peu mieux aux jours qui attendent… »

 

« …L’ermitage des sentiments / Expulse les autres dans un ensemble trouble / Une poche molle d’enfermement / L’air flou des surchauffes populistes brouille le réel / Enfoui sous des pixels retors / Le soleil s’envenime / Alors on n’y comprend plus rien / On n’y comprend plus rien de nous / Une folie de désastre / Dégringole des étiages misanthropes / Aux soubassements de vermines… »

 

« … Je n’ai pas la tranquillité du phare stoïque de la pleine lune qui éclabousse les insomnies J’écris des poèmes de charbon que je frotte sur la peau, le visage et les mains. Pour fondre dans la nuit furieuse une guérilla contre les phrases du pouvoir fabriquées au défoliant de mots / Lavartus Prodeo sur le sol humifère / A dépoussiérer la neige… » 

 

Plus d’informations sur  https://marctison.wordpress.com

 
Marc TISON 
mtmgmt@orange.fr
 
 
 
 

 

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Poème de E. Glissant
 Lire la chronique hebdomadaire dans le magazine tunisien Kapitalis,
du poète Tahar Bekri :
 
 
Voir aussi :https://fr.wikipedia.org/wiki/Tahar_Bekrihttps://fr.facebook.com/profile.php?id=100008896893958

 

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Poème de Machrab
Lire la chronique hebdomadaire dans le magazine tunisien Kapitalis,
du poète Tahar Bekri :
 
 
Voir aussi :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tahar_Bekrihttps://fr.facebook.com/profile.php?id=100008896893958

 

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Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
 
La Lettre du Lac Noir
N° 29 –  Juin 2022 
 
Comme chaque année, les Éditions Arfuyen seront présentes auMARCHÉ DE LA POÉSIEplace Saint-Sulpice à Parisqui se tiendra duMERCREDI 8 AU DIMANCHE 12 JUIN 2022Nous serons heureux de vous y accueilir sur le
STAND 216-218
 
 
      Comme Proust doit sa gloire à un seul livre, on tend à le voir aussi tout d’une pièce : malingre, mondain, esthète, éthéré. Bien qu'il suffise de lire La Recherche pour s’assurer du contraire, le cliché a la vie dure, et son fameux portrait en « Homme au camélia » – l'œil sombre, le teint pâle – par le peintre Jacques-Émile Blanche ne contribue nullement à le dissiper.
     C’est sans nul doute pour faire raison de tels préjugés, que Robert de Billy, de deux ans plus âgé que Marcel, a dès 1930 publié ses correspondances et conversations avec l’écrivain. Il était certainement le plus légitime à le faire car nul n’a eu avec Proust une aussi longue et simple  amitié. Étrangement, ce livre de souvenirs merveilleusement écrit et d’une rare perspicacité – «Vous êtes un grand psychologue », notait Proust – n’a depuis près d’un siècle jamais été réédité. Il nous livre pourtant un Proust d’autant plus passionnant qu’inattendu.     En voici un premier exemple : Proust soldat. La durée du service militaire était alors de cinq  ans, mais réduite à une seule année pour les volontaires. Ces derniers servaient dans le rang tout en étant traités comme des élèves officiers. Engagé conditionnel le 11 novembre 1889, Proust est appelé sous les drapeaux le 15 dans le 76e régiment d’infanterie à Orléans. Il est amusant de lire son livret militaire : « Nom : Proust. Prénoms : Valentin, Louis, Georges, Eugène, Marcel. Profession : étudiant. Cheveux : châtains. Yeux : châtains. Taille : 1 mètre 68. » Ce qui fait tout de même 2 cm de plus que le président Sarkozy.     « Vous qui aimez tant les choses de l’intelligence… », l’avait gentiment raillé Anatole France dans le salon de Mme Arman. « Je n’aime pas du tout les choses de l’intelligence, s’était rebiffé le jeune homme, je n’aime que la vie et le mouvement. » De fait, il adora l’armée. « Il est curieux, écrira-t-il plus tard à un ami, que vous ayez considéré l'armée comme une prison et moi comme un paradis. » Le voici cavalier, escrimeur, randonneur, nageur… Tout l’enchante. « Le caractère agreste des lieux, la simplicité de quelques-uns de mes camarades paysans, […] le calme d'une vie où les occupations sont plus réglées et l'imagination moins asservie que dans toute autre, […], tout concourt à faire aujourd'hui de cette époque de ma vie comme une suite de petits tableaux pleins de vérité heureuse et de charme » (in Les plaisirs et les Jours, 1896).     Au bout de trois mois de service, en février 1890, le fantassin Proust, recommandé par son père, est invité à dîner en compagnie d’un de ses camarades par le préfet du Loiret, M. Boegner. Ils y font la connaissance d’un autre engagé conditionnel, Robert de Billy, du 30e régiment d’artillerie. Le regard qu’a ce brillant élément sur Marcel Proust, empêtré dans « une capote trop grande pour lui », est sans clémence : « Sa démarche et sa parole ne se conformaient pas à l’idéal militaire. Il avait de grands yeux interrogateurs et ses phrases étaient aimables et souples. » Rien pour plaire à ce brillant rejeton de l'aristocratie protestante. « Ce soir-là, je ne sais ce qui plut en moi à Marcel. Il est probable que, s’il vivait, il ne le saurait pas plus que ce qui me fit oublier sa tenue flottante et souhaiter le revoir. Ainsi débuta une amitié longue et sans nuages. »     Parmi bien d’autres facettes que nous livre Billy, en voici une autre qui ne manque pas de piment : Proust boursicoteur. Céleste Albaret nous avait prévenu : « En plus des lettres, tous les matins il lisait les journaux. Il y avait un kiosque sur le boulevard, en face de la maison ; de là, on nous les montait. Leur lecture entrait dans les routines ; il ne laissait pas passer un jour sans les regarder attentivement. » La politique, la diplomatie, la vie mondaine, les arts, la littérature, tout l’intéressait. Mais rien autant que l'actualité boursière : « Tous les matins, souligne Céleste, il lisait les pages spéciales sur la finance dans les journaux ; le soir aussi, on allait lui acheter tout exprès pour cela Les Débats, Le Temps et les publications de la Bourse. » Une telle curiosité n’était évidemment pas qu’intellectuelle : de même qu’il lui arrivait de jouer des sommes folles au baccara, Proust avait le goût des actions – et surtout des plus hasardeuses. Les mines d’or l’attiraient, les sociétés pétrolières, et toutes les pires  spéculations. « Papa prétendait que je mourrais sur la paille, avait-il un jour confié à sa fidèle gouvernante ; je crois qu’il avait raison. »     Sa pire opération : en septembre 1911 Proust avait acheté à terme un gros montant d’actions de mines aurifères. Le cours du métal fin n’avait cessé de baisser et Proust, pour reporter sa position, n'avait au d'autre choix que de régler à chaque fin de mois d’énormes moins-values. En mars, il n’y tint plus et se résolut à prendre la totalité de sa perte. Bien sûr, l'or commença de remonter dès le lendemain… Par chance, son vieil ami de Billy avait épousé la fille du tout-puissant gouverneur de la Banque de France, Paul Mirabaud, et l’écrivain aux abois savait pouvoir compter sur ses conseils avisés, voire sur une intervention salvatrice : « J’ai eu la folie, lui écrivait-il, pour des raisons que je vous dirai, de faire une spéculation grosse pour moi. J’ai acheté à terme 1500 Rand Mines, 300 Crown Mines et 1000 Spassky. J’ignorais que j’avais une différence à payer dès janvier. J’ai reçu une première note de X francs du coulissier et, n’ayant rien pour les payer, j’ai écrit à la Maison X… qui m’a répondu en m’envoyant mon compte où j’étais en déficit de X francs. J’ai donc fait différents emprunts. Croyez-vous qu’il y ait intérêt pour moi à garder ces Rand Mines et ces Crown Mines encore un mois ? Y a-t-il des chances de hausse ? Cette fièvre du jeu, qui s’était déjà manifestée à Cabourg sous forme du baccara et maintenant sous cette forme plus grave, ne durera pas. Peut-être est-ce la stagnation de ma vie solitaire qui a cherché son pôle opposé. »     Robert de Billy était diplomate de carrière – et du plus haut talent puisqu’il fut à l’ambassade de France au Japon le successeur de Paul Claudel. Il ne lui fallut pas moins de délicatesse, de patience et de « psychologie » pour faire face aux requêtes en tous genres que ne cessa de lui adresser Marcel, en position d'éternel cadet. Même lorsque Proust se retira du monde, Billy resta son plus dévoué confident : « Ses visites, se souvient Céleste, duraient trois, quatre, cinq heures, très avant dans la nuit. »     D’où l’intérêt exceptionnel du témoignage que nous livre ici Robert de Billy. Avec l’élégance et la sobriété qui le caractérisent, l’auteur conclut son récit par ces simples mots : « Je voudrais avoir aidé à fixer les traits intellectuels et moraux d’un homme auquel je dois tant d’élargissement mental, et tant de belles images. Le mot “amitié” qui s’applique trop souvent à de simples camaraderies, je le vois illuminé de douceur, de malice et de compréhension profonde, quand je pense à Marcel. »
 
LES NOUVEAUTÉS DU MOISparution en librairie le jeudi 2 juin 2022  
 
Robert de Billy« Mon cher Robert »Correspondances et conversationsavec MARCEL PROUSTColl. Les Vies imaginaires, ISBN 978-2-845-90332-6, 192 p., 17 €
 
Robert de Billy fut durant 30 ans l’un des amis les plus proches et les plus respectés de Marcel Proust. Aîné de l’écrivain de deux ans, il restera toujours pour lui une sorte de conseiller et de mentor.
C’est dès 1890 que Billy rencontre Marcel, à un dîner organisé par le préfet du Loiret. Tous deux sont alors militaires. Billy, élevé dans un milieu rigoriste, est frappé de la liberté de Proust, qui lui apprend « la joie de penser autrement que par principes ». « Marcel, écrit-il, avait à dix-neuf ans la curiosité la plus éveillée et la variété de ses questions était pour moi un étonnement et un embarras. […] Jamais homme ne fut si peu dogmatique. »
Billy restera constamment fidèle à Proust jusqu’à la mort de ce dernier en 1922. C’est pourquoi son témoignage est avec celui d’Antoine Bibesco l’un des plus riches et des plus pertinents. Cela d’autant plus que, doué d’un remarquable talent littéraire et d’une redoutable perspicacité, Billy sait rendre compte d’innombrables facettes de la personnalité de Proust qui nous sont peu connues.
Billy remarque, par exemple, que Proust ne lisait pas beaucoup, mais qu’il ne cessait en revanche de questionner les uns et les autres, emmagasinant tout ce qu’il entendait et voyait avec une prodigieuse mémoire. C’est ainsi qu’il apprenait, avec une boulimie de savoir accrue encore par la conviction qu’il avait de ne pas vivre longtemps. « Il y a quelque chose d’héroïque dans le contraste qui existe entre le travail minutieux même Marcel s’assujettissait et la persuasion où il vivait du peu de durée qui serait accordé à sa vie. »
Proust n’a cessé d’admirer l’esprit de Billy. L’année même de sa mort, il lui écrit encore : « Vous êtes un grand psychologue et puis c’est si amusant de causer avec vous. » Il ne cesse de lui demander conseil sur les questions les plus diverses : carrière, convenances, diplomatie, bourse. « Je tiens tant à votre amitié, lui écrit-il, que je suis peut-être trop craintif à ce sujet. » Même lorsque Proust se fut coupé du monde, Billy resta, selon Céleste Albaret, « un des plus reçus » boulevard Haussmann et ses visites « duraient trois, quatre, cinq heures, très avant dans la nuit. »
 
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Benoît ReissUn dédale de cielsColl. Les Cahiers d'Arfuyen, ISBN 978-2-845-903333, 120 p., 13 €
 
Benoît Reiss a vécu près de dix ans au Japon et a écrit de merveilleux petits livres qui rendent compte avec finesse et humour de la spécificité de la façon de vivre et de sentir des Japonais. Il est aussi l’auteur de plusieurs récits d’une très grande qualité d’écriture et de sensibilité, tels que le merveilleux Compagnie de Joseph Tassël (2009), inspiré de la vie de Robert Walser.
Ce livre de poésie, le premier de Benoît Reiss aux Éditions Arfuyen, est comme un ensemble de minuscules nouvelles tirées de nos souvenirs : par-delà l’oubli, tout un « terrier d’existences » s’éveille. Tout de suite un ton nous prend : « Certaines fois / je baisse les yeux / découvre un dédale de ciels distincts assez nombreux / instants évadés à l’intérieur de l’instant / […] alors je sais que je suis un terrier peuplé d’existences.»
C’est un livre étrange, on ne peut plus intime, nécessaire. Un homme se souvient, par-delà l’oubli. Entre profondément dans la chair de sa chair pour y retrouver les visages. Les uns après les autres se relèvent grands-parents et ancêtres, dans les scènes les plus insignifiantes de la vie, dans ces détails infimes où ils sont tout entiers. « Ma grand-mère / adossée au silence / lave son linge de corps / accroupie dans la cour talons aux fesses / elle a calé le baquet contre les pavés / plonge les mains dans l’eau savonneuse / frotte les tissus // elle lève la tête contre la nuit d’été ».
Pas d’explications, pas de pathos, tout est montré seulement. L’errance, l’usine, le camp, la misère. « Le travail de mon aïeul consiste à couper les ongles des morts / à l’aide de tout petits ciseaux / qu’il tient serrés dans la poche de sa veste/ […] les ongles des morts continuent de pousser / ils fouissent la terre sans relâche /[…] existences aveugles / souterraines »
 
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Marcel Proust« Mon petit Antoine »Correspondances et conversationsavec MARCEL PROUSTColl. Les Vies imaginaires, ISBN 978-2-845-90340-1, 168 p., 16 €
 
« Une seule personne me comprend, Antoine Bibesco ! » écrivait Marcel Proust à Anna de Noailles en 1902. Et à son ami lui-même : «Je t’ai toujours considéré comme le plus intelligent des Français. » C’est là l’intérêt exceptionnel des correspondances et conversations qu’a publiées Antoine Bibesco en 1949 : Proust ne se confie à nul autre comme à lui. Couronné par l’Académie française, ce livre n’a pourtant depuis lors jamais été réédité.
Les Bibesco habitaient au 69, rue de Courcelles. Les parents de Proust étaient au 45. La mère d’Antoine Bibesco, la princesse Hélène avait un des salons les plus brillants de Paris. C’est là que Proust fit la connaissance des frères Bibesco. Les deux frères le font entrer dans la petite société secrète qu’ils ont constituée avec leur ami Bertrand de Fénelon. Les Bibesco sont « Ocsebib » ; Fénelon est « Nonelef ». Marcel devient« Lecram ». Quelques années après, Marcel et Antoine iront plus loin en se liant par un pacte : tout se dire de ce qu’ils entendent sur l’un et sur l’autre.
En 1912, quand Swann est terminé, c’est à Antoine Bibesco que Proust confie son manuscrit pour le présenter à la N.R.F. Le livre ne sera pas accepté, mais la lettre qu’adresse Proust à son ami demeure un passionnant manifeste esthétique : « Le style n’est nullement un enjolivement, comme croient certaines personnes, ce n’est même pas une question de technique, c’est comme la couleur chez les peintres, une qualité de vision, une révélation de l’univers particulier que chacun de nous voit et que ne voient pas les autres. »
 
 
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Marcel ProustAinsi parlait Marcel Proust Dits et maximes de vie choisis et présentés par Gérard Pfister
Coll. Ainsi parlait, ISBN 978-2-908-90305-0, 192 p., 14 € 
 
On sait le goût qu'avait Proust pour des moralistes comme Pascal, La Rochefoucauld ou La Bruyère. Bernard de Fallois, l’un des meilleurs connaisseurs de l’œuvre de Proust, a publié dans son Introduction à la Recherche du temps perdu un large choix de maximes et de pensées de Proust, qui atteste qu’il est aussi, dans la concision et la lucidité, le parfait continuateur des moralistes du Grand Siècle.
Au reste voulait-il vraiment écrire un roman ? « J’ai trouvé plus probe et plus délicat comme artiste, écrit-il à Jacques Rivière en 1914, de ne pas laisser voir, de ne pas annoncer, que c’était justement à la recherche de la Vérité que je partais, ni en quoi elle consistait pour moi […] Ce n’est qu’à la fin du livre, et une fois les leçons de vie comprises, que ma pensée se dévoilera. »
A travers l’imposante masse de l’œuvre de maturité, des textes de jeunesse et de la correspondance, ce nouveau volume de la collection Ainsi parlait fait clairement apparaître l’essentiel de ce que Proust voulait transmettre à ses lecteurs : des « leçons de vie » et plus largement une « pensée ». « Au fond, notait Proust en 1909, toute ma philosophie revient, comme toute philosophie vraie, à justifier, à reconstruire ce qui est. »
Quelle sont les sources de cette pensée ? On s’en tient souvent à son lien familial avec Bergson, c’est oublier qu’il a suivi lui-même des études de philosophie à la Sorbonne et que, admirateur de Wagner, il s’est également passionné, comme le montre la préface du présent volume, pour la philosophie allemande, de Schelling à Schopenhauer.
 
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REVUE DE PRESSE
Michèle Finck La Ballade des hommes-nuagesLu par Alain Roussel (En Attendant Nadeau, 23-01-22, extraits)
 
Comme toujours chez Michèle Finck, la poésie ne saurait être enfermée dans le cadre étroit d’un genre, d’une forme et même d’un art. Aussi, dans ce nouveau livre, les poèmes alterneront avec la prose, et l’émotion poétique, intensément vécue et personnalisée, pourra-t-elle jaillir d’un film (Wenders, Angelopoulos, Bergman), d’un opéra (Schönberg, Alban Berg), d’un tableau tel « le Songe de Jacob » revisité par différents peintres (Raphaël, Ribera, Tiepolo, William Blake, Chagall) et de la musique, celle-ci présente dans la trame même de l’écriture, comme un rythme de fond qui ressemble à celui de la mer.
Ce journal-poème, comme elle le nomme, a des accents autobiographiques. Certes, il ne s’agit pas ici de relater chronologiquement sa propre histoire, mais d’exprimer des moments de l’existence à forte charge subjective, de ceux qui forgent une vie ou dont on ne se remet pas : une autobiographie de l’âme. C’est aussi, et surtout, une lettre d’amour à l’amant interné en psychiatrie qu’elle désigne sous le nom de Om. Ce nom n’est pas sans résonance particulière. Phonétiquement, c’est homme, mais aussi, dans la tradition de l’hindouisme notamment, Om est le souffle primordial, un son absolu, à la fois créateur et destructeur de l’univers, porteur de vie et de mort, un son imprononçable dont la voix humaine ne peut offrir qu’une diction approchée. […]
La construction du livre adopte, mais en position verticale et en accéléré, le rythme musical des marées. La première partie, intitulée « catabase » est une descente vertigineuse dans la propre intériorité de l’écrivaine habitée par ses souvenirs d’enfance et confrontée à la folie de Om (dont les visites à l’hôpital psychiatrique qu’elle consigne dans 
 
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Maurice BetzConversations avec Rainer Maria Rilke Lu par Myriam Aït-Sidhoum (DNA, 17-04-22, extraits)
 
La relation personnelle du colmarien Maurice Betz à l’immense poète allemand Rainer Maria Rilke a donné lieu à de passionnants échanges réédités par les Editions Arfuyen. En prime, un court récit de Camille Schneider qui accompagna Rilke quelques jours en Alsace.
En 1915, le colmarien Maurice Betz (1898-1946) a 17 ans lorsqu’il lit pour la première fois Rainer Maria Rilke. Une révélation. A l’époque, il est en Suisse et un an plus tard, il s’engage dans l’armée française. Le Livre d’images, du poète allemand, ne le quittera pas de toute la guerre, ou presque. […]
Les Éditions Arfuyen, rééditent pour la première fois depuis 1936 ce texte, avec un autre titre, Conversations avec Rainer Maria Rilke. Il rejoint la riche collection Les Vies imaginaires.
En janvier 1923, Maurice Betz, désormais établi à Paris, écrit à Rilke pour lui exprimer son souhaite de traduire Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, en quelque sorte double littéraire de l’auteur, paru en 1910 – le livre est né des pérégrinations de Rilke dans Paris où il passe près de douze ans. Il y rencontra celle qui devient son épouse, Clara Weshoff (1878-1954), sculptrice, élève d’Auguste Rodin (1840-1917), dont il sera secrétaire. Il se lie, entre autres, avec le poète belge Emile Verhaeren (1855-1916) – la liste de ses illustres amis est bien trop longue pour ici la donner…
Rainer Maria Rilke parle très bien le français, il s’y essaye même dans des écrits. Maurice Betz, né à Colmar où il demeure jusqu’en 1915, maîtrise évidemment l’allemand. Commence entre eux un dialogue qui ne cessera qu’à la mort de Rainer Maria Rilke – ce dernier vit alors dans le Valais suisse, au château de Muzot-sur-Sierre. Malade, il voyage cependant encore, entre ses séjours en sanatorium. Il visite ses amis et se rend notamment à Paris, où il revient en quelque sorte sur les traces de son Malte.
 
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© 2022 Éditions Arfuyen
 
 

 

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"Vous prendrez bien un poème ?"
Courrier des lecteurs du 6 mai 2022. Numéro spécial
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le Belvedere n.65 avril- juin 2022 est arrivé !

SOMMAIRE

Retrouvailles toulousaines

Credere obbedire e un milione di baionette

Pour en finir avec les pasolineries des pasolinards empasolinés

Per farla finita con le pasolinate dei pasolinari impasolinati

Ruteboeuf

Minettes à Saint Didier

LIBRI/LIVRES : Glissant, Hernàndez, Cardoso Pires, Bicocchi,

Genovese (recensioni di Stefano Lanuzza e Carmine Tedeschi)

voir Belvedere 65

 

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Sur les traces d'un peintre contemporain et prêtre avignonnais

 

À paraître en juin chez la bonne maison Cardère

 

EN SOUSCRIPTION DÈS MAINTENANT

Cette rétrospective exhaustive de l'œuvre de Marcel Roy (1914-1987) retrace son parcours ponctué de peintures murales, de peintures de chevalet, de vitraux, dalles de verre, verrières et puits de lumière dans les régions Provence, Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes. Cet itinéraire croise à la fois des événements artistiques et des rencontres avec Albert Gleizes, Braque, Manessier, Bazaine, Elvire Jan, pour lesquels peindre fut le moyen de traverser la lumière.

Peintre décorateur de métier, Marcel Roy devient prêtre et artiste pour trouver un langage neuf et faire passer la lumière. Il n’eut de cesse de promouvoir l’art sacré dans ses expressions contemporaines et de le faire entrer dans les édifices religieux. Subtile et pleine d’énergie et de force, son œuvre donne du sens aux mots incarnation, passion et résurrection.

Textes de Joseph PaciniPhotographies de Christian Malon

Rassemblant une cinquantaine de photographies couleur , l'ouvrage se déroule sur 104 pages au format 24 x 27 à la française. Son prix public est de 30 €.

Sortie juin 2022, isbn 978-2-37649-029-6

 

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Jusqu'à sa sortie en juin, en SOUSCRIPTION chez l'éditeur au prix de 25€

À partir de juin, chez l'éditeur ou chez votre libraire préféré au prix public de 30€.

 

Joseph Pacini, Christian Malon et la bonne maison Cardèrevous ouvrent au printemps une fameuse cascade de lumière…

 

 

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Vient de paraître, septembre 2020 :

 

UNE BRÛLANTE USURE

Gérard Bocholier

Journal 2016-2017

Collection Les Cahiers du Silence.

En couverture « Sous l’écorce », peinture de Marie Alloy.

Format : 13 x 20 cm - 150 pages – Prix public : 15 €

ISBN 978-2-9563314-5-2

 

Editions Le Silence qui roule, 26 rue du chat qui dort, 45190 Beaugency. marie.alloy@orange.fr 0678460400 - www.lesilencequiroule.com

Gérard Bocholier est né en 1947 à Clermont-Ferrand. Il a enseigné les lettres en classe d’hypokhâgne dans sa ville natale. Il y dirige la revue de poésie ARPA qui a été fondée en 1976. Il est l’auteur de plus de 30 livres de poésie et d’essais critiques, lauréat de nombreux prix littéraires, notamment le prix François Coppée de l’Académie Française pour Psaumes de l’espérance. Il a commencé à écrire son journal intime à l’âge de 19 ans. Un volume regroupant des extraits des années 1996 à 2016 a été publié en 2016 : Les nuages de l’âme (Pétra). Il tient la rubrique poésie de l’hebdomadaire La Vie, une chronique « Chronique du veilleur » sur le site internet Recours au poème et collabore à de nombreuses revues. Il a longtemps tenu la chronique de poésie dans les numéros de la Nouvelle Revue Française.

Dernières publications : Tisons (La Coopérative, 2018), Depuis toujours le chant (Arfuyen, 2019), Psaumes de la Foi vive (Ad Solem, 2019), J’appelle depuis l’enfance (la Coopérative, 2020).

 

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Revue Des PAYS HABITABLES
Joël Cornuault nous communique :
 
Le numéro 6 de notre revue semestrielle sur papier Des PAYS HABITABLES [Utopie-Naïveté-Exubérance] vient de paraître.
Voir la couverture, sur laquelle figure son sommaire.
Vous pourrez faire plus ample connaissance avec notre projet en vous rendant sur le site de la revue en ligne Diacritik, où figure un entretien que j'ai eu avec Johan Faerber. https://diacritik.com/2021/10/16/des-pays-habitables-notre-revue-ne-se-situe-dans-le-courant-principal-de-la-culture-mais-sen-ecarte/
Voir les couvertures des 5 numéros
Cordialement
Joël Cornuault
06 10 33 49 09
https://revuedespayshabitablelibrairielabreche.wordpress.com
 

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Ces deux livres feront l'objet d'une prochaine émission

 
voir également dans la collection 
"PRIER 15 JOURS" des éditions nouvelle cité
 
 Pierre Teilhard de Chardin 
par André Dupleix ,
 125 p, 12,50 €

 

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 ce livre fera l'objet d'une prochaine émission

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LA LETTRE DE REVU

Chères lectrices, chers lecteurs,Après quelques mois de repos, REVU entame une tournée mémorable pour présenter son neuvième numéro CYCLE (S). Nos missions de terrain continuent et un dixième numéro se prépare.
 
Ami·es strasbourgeois·es, Nous vous donnons rendez-vous ce samedi 12 mars à partir de 18h pour un moment poétique, niché·es au coeur de la magnifique librairie L’Oiseau Rare. Une belle occasion pour se rencontrer, se lire des poèmes, (re)découvrir les actus de REVU - dont le numéro 9, notre dernier né - et partager un verre ensemble.Au programme :Lecture d’une sélection de poèmes, publiés dans REVU et autres horizonsMoment dédié à la poésie ukrainienneCréation de poèmes instantanésNous avons hâte de vous voir à la librairie L'Oiseau Rare, 23 quai des Bateliers à Strasbourg ! 
 
Comme l’année précédente, venez retrouver REVU au Salon du livre de la Krutenau à Strasbourg.Dans ce cadre spécialement dédié aux maisons d’édition du Grand Est et à leurs auteurs et autrices, vous pourrez bien sûr retrouver nos différents numéros, notamment notre petit dernier, CYCLE (S), qui aura été présenté la veille à la librairie l’Oiseau Rare située dans le même quartier, mais également échanger avec les différents membres de l’association présents sur place.Plus d'informations ici 
 
 
 
Parcourez les premières pages de Cycle(s) et découvrez la liste des participant·es. Vous pouvez également commander le numéro ici.  
Vous pouvez toujours retrouver notre actualité sur le site de l'association. 
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Les éditions Pierre Mainard sont heureuses 

de vous annoncer la cinquième livraison

  naïve, utopique, exubérante de la revue 

Des PAYS HABITABLES...

« Notre revue ne se situe pas dans le courant

 principal de la culture mais s’en écarte. » 

(entretien avec Joël Cornuault, Diacritik, 2021)

Vous souhaitez vous abonner ou commander :

Vous souhaitez acheter la revue dès à présent :

PIERRE MAINARD, ÉDITEUR

4, place Beethoven  - 47600 Nérac

Tél & Fax : 05 53 65 93 92

Facebook : pierre mainard éditeur

Site Internet : http://pierre-mainard-editions.com/

 

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dernière publication de Stéphane Amiot,ce livre fera l'objet d'une prochaine émission

 

avec l'auteur

éditions unicité

découvrir le livre ici

en savoir plus sur Séphane Amiot ici

MONTGISCARD HAUTE-GARONNE

 

Soirée poétique avec Ada Mondès et Stéphane Amiot

dans le cadre du Printemps des poètes

Conditions : entrée libre

samedi 19 mars à 20h30

Lieu : Salle de cinéma -

Rue Saint Marc, 31450 Montgiscard - 1er étage

infos

 

Stéphane AMIOT

lira des poèmes de son dernier recueil,

Saisons de lagunage,

paru récemment aux Éditions Unicité.

couverture : TekProd -Emmanuel Tecles

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Stéphane AMIOT

 

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https://trobavoxeditions.com/ 

https://trobavoxeditions.com/ 

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Les éditions ABATOS 

à Saint-Etienne (42)

 viennent de publier le dernier livre de

 Jean-Michel Bongiraud :

Le Lapin Bleu

Douze courtes nouvelles.

Vous pouvez vous le procurer en recopiant le lien suivant :

https://abatos.fr/accueil/149-le-lapin-bleu-9782365981842.html

Ce livre sera présenté lors d'une prochaine émission.

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Voir :
http://surlatraceduvent.blogspot.com/
 
https://latelierdelaodina.blogspot.com/
 
http://www.editionslalunebleue.fr/
 
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Vient de paraître, septembre 2020 :

UNE BRÛLANTE USURE

Gérard Bocholier

Journal 2016-2017

Collection Les Cahiers du Silence.

En couverture « Sous l’écorce », peinture de Marie Alloy.

Format : 13 x 20 cm - 150 pages – Prix public : 15 €

ISBN 978-2-9563314-5-2

Editions Le Silence qui roule, 26 rue du chat qui dort, 45190 Beaugency. marie.alloy@orange.fr 0678460400 - www.lesilencequiroule.com

Gérard Bocholier est né en 1947 à Clermont-Ferrand. Il a enseigné les lettres en classe d’hypokhâgne dans sa ville natale. Il y dirige la revue de poésie ARPA qui a été fondée en 1976. Il est l’auteur de plus de 30 livres de poésie et d’essais critiques, lauréat de nombreux prix littéraires, notamment le prix François Coppée de l’Académie Française pour Psaumes de l’espérance. Il a commencé à écrire son journal intime à l’âge de 19 ans. Un volume regroupant des extraits des années 1996 à 2016 a été publié en 2016 : Les nuages de l’âme (Pétra). Il tient la rubrique poésie de l’hebdomadaire La Vie, une chronique « Chronique du veilleur » sur le site internet Recours au poème et collabore à de nombreuses revues. Il a longtemps tenu la chronique de poésie dans les numéros de la Nouvelle Revue Française.

Dernières publications : Tisons (La Coopérative, 2018), Depuis toujours le chant (Arfuyen, 2019), Psaumes de la Foi vive (Ad Solem, 2019), J’appelle depuis l’enfance (la Coopérative, 2020).

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A lire absolument : Belvedere 64

 

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Les publications passées et futures de 
Julien Blaine :
Et en 2022 
la récolte abondante, variée et calorique 
du nouvel octogénaire :
1. le Tome 5 de mes Albumanachs dont la parution est prévue dans le courant de 2022 chez Al Dante/Presses du Réel, 

2. un livre d’artiste (sic) dont je languis depuis quelques semaines La porte jadis close aux éditions Collodion, 

3. un petit livre en cours et en accordéon chez Pli : Casino prolo,

4. une autre en train qui vient de finir Proz & Poem promis aux éditions Manifeste 

5. une somme indispensable de 60 pages grand format chez Al Dante/Presses du Réel : Le Motier 

6. une sorte de dialogue avec Jean-Jacques Lebel sur mon Grand dépotoir à paraitre aux éditions Paraulès, 

7. un livre de Jean-Yves Bosseur sur Joëlle Léandre et moi, édité par le FRAC de Besançon : Performing duo (titre provisoire)

8. une plaquette aux éditions des Vanneaux : Bang ! 

9. Entraînement en rodage chez Fidel Anthelme X paru

10. Le livre du savon chez les éditions du val de l’Arc

 

. Quelques articles pour le prochain Attaques

. Des participations à quelques revues comme Bau, 

. un tirage de tête pour Lello Vocce au coin de l’enfer : Les lais, l’encre de la voix. paru

 . à Ramallah à paraître dans le tome VI de mes Albumanachs : 2023 

. Une préface pour le dernier livre de mon dalon André Rober : mi di minm paru

. un texte en hommage à Mimmo maire de Riace aux éditions du Merle moqueur 

. un nouvel Breuvage épandu aux éditions Al Dante

. Muse Hic un rassemblement de Christian-Edziré Déquesnes paru

 

 

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Nicole Gdalia  des éditions Caractères nous communique :Voici les échos de l'Anthologie de la Poésie Mondiale Multilingue.

 

Un podcast de Nicole Gdalia, enregistré par Rfi, où elle nous partage la grande diversité mondiale de cette Anthologie.en voici le lien : https://amp.rfi.fr/fr/podcasts/rendez-vous-culture/20220117-anthologie-de-la-poésie-mondiale-aux-éditions-caractères

 

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 2021

 

 

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je voulaiste parler des traverséesqui ne nous mènent nulle partmais nous rassemblentdes pierres qui pleurent aussiet des miradors qui tremblent44 pages, agrafées

tirage limité, numéroté et signéÉdité et imprimé par l’auteursur papier luxe 100 % recyclé

Dépôt légal : décembre  2021  

8 € + 2,30 € de port

à  commander directement à :

Cathy Garcia Canalès : mc.gc@orange.fr

Merci !

Soutenir la création indépendante  ce n'est pas obligatoire mais c'est essentiel !

Pour voir mes autres livres dispos sur demande :

http://cathygarcia.hautetfort.com/commander-un-livre/     

Tout : http://cathygarcia.hautetfort.com/

 

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 Eric Fraj : La Vida
 
Vous pouvez souscrire (conditions plus bas)
 

Lo dissabte 20 de noveme Eric Fraj hestejec lo son 50au anniversari de cantaire a Toget en Gèrs en companhia de Guilhèm Lopez vengut en amic e en vesin e de Morgan Astruc dambe la sua guitara.

Estoc, coma podèva se predíser, un concèrt de memòria. Dab cançons de totas datas, de las mes ancianas dinc a las creacions que seran suu lo son doble CD a vénguer. Aqueth album « La vida » pareisherà de cap a la fin de heurèr. Que’s hargat en collaboracion amb lo CAMOM e Tròba Vox. I trobaratz 32 cançons dont 30 ineditas en occitan, catalan, castelhan o francés, dins un eclectisme estilistic (tango, reggae, baladas, blues, jazz, flamenco, etc.) coma poetic per evocar un viatge estranh e complèxe : la vida. Amb d’artistas de tria : Daidièr Mir (grafisme), Morgan Astruc (adobaments, palmas, guitara), Mingo Josserand (presa de son, adobaments, piano, clavièrs), Thierry Roques (acordeon), Clairveau Ramsamy (contrabassa), Hervé Chiquet (percussions), Simon Portefaix (batariá e percussions), e de segur lo son complici de 20 ans : Guillaume López (adobaments, votz, flaütas, boha). Sense oblidar las suspresas ! Que’s pòt crompar en soscripcion suu site : https://ericfraj.com/oc/soscripcion-per-la-vida/ au prètz de 20 €uros.

Le samedi 20 novembre Eric Fraj a fêté son 50ème anniversaire de chansons à Touget (32) en compagnie de Guillaume Lopez venu en ami et voisin et de Morgan Astruc aves sa guitare.

Ce fut, comme prévu, un concert mémorable. Avec des chansons des plus anciennes jusqu'à ses plus récentes créations que l'on retrouvera sur son double CD à venir. Cet album « La vida » paraîtra vers la fin février. Il est fabriqué en collaboration avec le CAMOM et Tròba Vox. Vous y trouverez 32 chansons dont 30 inédites en occitan, catalan, castillan ou français, dans un éclectisme stylistique (tango, reggae, ballades, blues, jazz, flamenco, etc.) comme poétique pour évoquer un voyage étrange et complexe : la vie. Avec des artistes de choix: Daidièr Mir (graphisme), Morgan Astruc (arrangements, palmas, guitare), Mingo Josserand (prise de son,  arrangements, piano, claviers), Thierry Roques (accordéon), Clairveau Ramsamy (contrebasse), Hervé Chiquet (percussions), Simon Portefaix (batterie et percussions), et bien sur son complice depuis 20 ans : Guillaume López (arrangements, voix, flûtes, boha). Sans oublier les surprises ! On peut l'acheter en souscription sur le site : https://ericfraj.com/oc/soscripcion-per-la-vida/ au prix de 20 €uros.

 

Que cau tanben arremerciar tota la còla de "la Petita Pòrta" que nos an hèit un arcuelh de prumèra.

De son concèrt avem podut enténer ua cançon vielha de 40 ans que sembla d’ua actualitat cosenta.

: l’òme nuclear : https://ericfraj.com/release/in-extremis/

Il faut aussi remercier toute l'équipe de "La Petite Porte" qui nous ont offert un accueil digne de l’événement.

Lors de son concert, nous avons pu entendre uns de ses chanson vieille de 40 ans qui semble d'une actualité cuisante : L'homme nucléaire"  : https://ericfraj.com/release/in-extremis/

L'òme nuclear

Quand lo dius farlabicaireVolguèt far un òme nòu,Se n'anguèt trobar sa maire,Per aver quaranta sòus.Se crompèt una maquina,Que lusissiá al solèlh :Un motor, una turbina,De fèr blanc e de niquèl.Cric, crac,L'òme nuclear...Cric, crac,Aurà lèu ganhat !Trabalhèt coma una bèstia,Sens quitar son obrador,E puèi se carguèt la vèstaPer anar beure un pinton.D'aquèl temps, lo vièlh Sant PèireQu'aimava de se gaudirDins la maquina de fèrreMetèt de grana de lin.Foguèt un òme sens cervèlaQue sortiguèt del molin,S'espandiguèt sus la tèrraComa l'agram pel camin.Bastiguèt qualquas centralasNuclearas dins son òrt,Puèi butèt la manivèla :Cresiá d'èsser lo pus fòrt.Mas cadun dins sa carrièra,Faguèt lo meteis trabalh,Atal espetèt la tèrra,Dins un fòrt sarrabastal !Cric, crac,L'òme nuclear...Cric, crac,Ara es acabat ?

 

L'homme nucléaire

Quand le dieu bricoleurVoulut faire un nouvel homme,Il alla trouver sa mère,Pour avoir quarante sous.Il acheta une machine,Qui luisait au soleil :Un moteur, une turbine,De fer blanc et de nickel.Cric, crac,L'homme nucléaire...Cric, crac,Il aura bientôt gagné !Il travailla comme une bête,Sans quitter son ouvrage,Puis il mit sa vestePour aller boire une pinte.Pendant ce temps, le vieux Saint-PierreQui aimait s’amuserDans la machine de ferMit des graines de lin.Ce fut un homme sans cervelleQui sortit du moulin,Il se répandit sur la terreComme le chiendent sur le chemin.Il bâtit quelques centralesNucléaires dans son jardin,Puis actionna la manivelle :Il se croyait le plus fort.Mais chacun dans sa rue,Fit le même travail,Ainsi péta la terre,Dans un fort pétard !Cric, crac,L'homme nucléaire...Cric, crac,Maintenant est-ce la fin ?

 

Eric Fraj – 1980

 

paraulas de Robèrt Martí

 

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La lettre d’information / 25 novembre 2021

Des voix de poètes pour défendre la planète !

Retrouvez l'anthologie Des voix pour la Terre en librairie dès aujourd'hui.

Étant donné les circonstances actuelles, si vous n'avez pas la possibilité de vous déplacer pour le commander en librairie, vous pouvez le commander directement sur notre site.

Éditions Bruno Doucey Cour Alsace-Lorraine, 67, rue de Reuilly – 75012 Pariswww.editions-brunodoucey.com

 

 

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 Nous voici à quelques semaines de Noël ! N'hésitez pas à consulter le catalogue des éditions L'enfance des arbres. Frais de port gratuits jusqu'au 31 décembre à partir de deux ouvrages commandés.

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Dernières parutions

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"Comme je suis fière de vous avoir inspiré ce récit magnifique 

et si splendidement édité !" Amélie Nothomb

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Inspirée par le roman "Soif" d'Amélie Nothomb, Marion d'Elissagaray propose un récit personnel, spirituel et poétique de la passion de Jésus écrit du point de vue de Marie, sa mère : “ l’objectif de mon récit est de chercher à dire, de manière renouvelée, que s’être laissé fixer sur une croix, c’était, pour Jésus le nazaréen, contre toutes apparences, s’enfoncer dans la vie. Ce paradoxe fait aujourd’hui encore tourner le monde.” (138 p. 15 euros)

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Xavier Grall nous a quittés le 11 décembre 1981. Retrouvez le poète et journaliste sous la plume sensible de Pierre Tanguy dans cet ouvrage illustré par des peintures de Rachel La Prairie (152 p. 15 euros)

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Écrits entre 2007 et 2009, ces courts poèmes sont comme autant de jeunes pousses de la forêt de l'enfance des arbres (204 p. 15 euros). 

Le recueil est illustré de linogravures et de monotypes d'Isabelle Simon

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Ces ouvrages, comme ceux de l'ensemble du catalogue de L'enfance des arbres (en pièce jointe), peuvent être commandés en librairie ou bien directement en adressant un chèque à la maison d'édition : L'enfance des arbres, 3 place vieille ville, 56 700 HENNEBONT. Frais de port : 4 euros pour un livre. Offerts à partir de deux ouvrages jusqu'au 31 décembre 2021.

 

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Belles fêtes de fin d'année !

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“Le livre comme espace de rencontre poétique et amicale : Le dialogue par le livre à bord du Petit Véhicule” de Saray Bolaños Hernández

 
 
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Voir le n° 63 de Belvedere 

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Les éditions Cocagne 
proposent un choix de livres pour la Noël.
Parmi eux, Olympe de Gouges,
 Felix-Marcel Castan 
et l'édition rare du poète 
Roger Milliot
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284 pages, 18 €.

/ "Qui se souvient aujourd’hui du poète de "Proses du fils". Cinq euros cinquante-cinq, d’occase, sur Leboncoin. Ce fut une gloire en toc. Couleurs vite passées. Rien ne se délave comme la vie. Comme L’ENVIE. Et ton ivresse ne l’a plus ce soir. L’envie d’avoir envie. Tu ferais mieux de les fourguer au premier brocanteur venu. Tes chefs-d’oeuvre inconnus. Tu fais prof de Culture G. dans l’école d’ingés de Pesquet Thomas. Le temps est progressivement devenu gris. Comme tes cheveux. Ce nouveau chapitre de ton autofiction porte un titre très simple. Portrait de l’artiste en "has-been". Quelque plumitif avait même appelé Manet comme ça. Un raté de première classe. Tu deviens, peu à peu, cette épave. L’Ex de ta propre survie. Une nuit vient qu’on le fait comme un con. Le déconte à rebours. On coche une croix dans la colonne des foirades. Et autres ratages. C’est le milieu de la cinquantaine." - Yves Charnet.

L’œuvre de Charnet est depuis "Proses du fils" (La Table Ronde, 1993) marquée par une double quête autobiographique et poétique et ces "Chutes" pourraient désigner à la fois les bouts épars, comme on dit "des chutes de tissus" d’une réflexion parfois drôle, souvent douloureuse et les chutes d’un homme, écrivain "has-been" dont on vient de refuser le dernier manuscrit et dont la mère vient de chuter elle aussi… "Il y a ces chutes, en effet, et la relecture, pendant le confinement, m’a évoqué la chute d’un monde, le mien. L’année dernière, quand j’ai vu Alain Delon à la télévision recevoir une Palme d’or honorifique, j’ai compris ce qu’était ce monde d’avant. Aujourd’hui, un monde s’écroule, il va dans le mur… Ça remue, forcément, d’écrire ces choses-là, mais c’est le prix à payer lorsque l’on veut faire une œuvre autobiographique…" Les repères, de Leonard Cohen à Ennio Morricone – il est dingue du "Clan des Siciliens" – ou Denis Tillinac, grand ami de l’auteur, s’estompent parce que la vie est comme ça, mais l’œuvre, elle, avance subtilement vers l’autofiction. Ce n’est pas un journal mais un bel objet littéraire, que le style, la poésie et les bonheurs de la vie poussent vers la lumière : un dîner avec son fils musicien Augustin, une page d’Emaz ou de Blondin, l’amitié de Serge Lama… "Chutes" interroge l’art, le temps qui passe, les succès dont on parle au passé : "Rien ne se délave comme la vie. Comme L’ENVIE. Et ton ivresse ne l’a plus ce soir. L’envie d’avoir envie. Tu ferais mieux de les fourguer au premier brocanteur venu. Tes chefs-d’œuvre inconnus." S’il y a une justice, celui-ci ne le restera pas, inconnu.

Ce livre fera l’objet d’une prochaine émission avec Yves Charnet

 

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-Voir :  https://www.dropbox.com/scl/fi/1tkgl93yf9s6zeo4hghrm/Extraits-T-B-95-avec-illustrations.doc?dl=0&rlkey=00h9m4c8v6pamxhmvlfa2obyj

- en version doc : https://www.dropbox.com/scl/fi/1tkgl93yf9s6zeo4hghrm/Extraits-T-B-95-avec-illustrations.doc?dl=0&rlkey=00h9m4c8v6pamxhmvlfa2obyj

 

Si les liens ne fonctionnent pas directement, vous pouvez les copier-coller.

Les quatre liens ci-dessous vous permettront d'aller faire un tour sur les deux blogs des Editions Le Citron Gare et de Traction-brabant, ainsi que sur les deux blogs de mes chroniques poétiques :

 

http://traction-brabant.blogspot.fr/

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http://poesiechroniquetamalle.blogspot.fr/

http://cestvousparcequecestbien.blogspot.fr/

 

 

 

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"Vous prendrez bien un poème ?". 
Courrier des lecteurs N°115.
Voir doc.
 

 

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