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2023

 

 

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Le poète Alain Helissen nous communique :
Permettez-moi de vous présenter "Collé-serré", un livre d'artiste particulièrement
dense, offrant 60 pages de collages et textes de ma composition.
 

Collé-serré

 

" Collé-serré" c'est probablement le titre qui pourrait s'appliquer à tous mes ouvrages où apparaissent des collages. Ici j'ai voulu marquer au plus près ce travail de collagiste qui s'effectue dans la proximité immédiate des images posées sur ma table de travail et parmi lesquelles je pioche subjectivement pour réaliser de nouvelles figures. Ce carnet particulièrement dense, à l'état "vierge", est à l'origine une édition du "Centre  Pompidou-Metz". Elle accompagnait une exposition consacrée à Etel Adnan, en 2022. La couverture reproduit un leporello d'Etel Adnan, réalisé en 1970. Fort de 60 pages, le carnet propose 29 collages et autant de textes.

Format : 13,5 x 20,5 cm; 

papier blanc

Exemplaire unique, numéroté 1/1, signé par l'auteur.

Il est proposé à la vente au prix de 100€, port offert.

(Possibilité de régler en 2 mensualités de 50€.)

réservation préalable: alain.helissen@live.fr

D'autres photos d'extraits peuvent vous être envoyés sur simple demande.

 

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Le Belvédère  n° 68 
de janvier-mars 2023 est paru
Le lire

 

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Éric Dubois est né en 1966 à Paris. Auteur de plusieurs ouvrages de poésie et récits aux éditions Le Manuscrit, Encres Vives, Hélices, L'Harmattan, Publie.net, Unicité, Le Lys Bleu.

Responsable de la revue de poésie en ligne « Le Capital des Mots » (2007-2020) et de l’association éponyme qui est aussi maison d’édition (2015).

Responsable de la revue de poésie en ligne « Poésie Mag » (2020). Blogueur : « Les tribulations d’Éric Dubois » (2009-2020).

Il est aussi l’auteur d’un récit autobiographique « L’homme qui entendait des voix » paru en 2019 aux éditions Unicité et d’un roman « Lunatic » aux éditions Le Lys Bleu en 2021.

Sa dernière émission sur Radio Occitania est toujours accessible sur ce site à "Pour écouter les émissions" , mardi 5 avril 2022.

Il publie "Paris est une histoire d'amour suivi de Le complexe de l'écrivain" aux éditions Unicité

Voir : https://www.editions-unicite.fr/auteurs/DUBOIS-Eric/paris-est-une-histoire-d-amour/index.php

Ce livre fera l'objet d'une prochaine émission.

 

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Ce recueil est l’expression des perceptions de l'auteur 

avec sa vision du monde, ses espérances et ses interrogations 

https://www.lysbleueditions.com/produit/entre-paroles-et-linfini/ 

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Le poète espagnol Juan Gil-Albert (1904 - 1994) publié en bilingue espagnol-français par des éditions audoises:
Lire le communiqué du traducteur éditeur Pierre Thiolliere :
J'ai le plaisir de vous faire part de la parution du deuxième volume de l'anthologie poétique bilingue de Juan Gil-Albert Les Rêveries, ISBN 978-2-9563996-5-0, 206 pages, 20€. J'ai réalisé la traduction des poèmes ainsi que l'étude introductive. À commander à votre libraire ou directement aux Éditions du Chat-Lézard, Garrigues, 11170 Cenne Monestiés, thiollierep@wanadoo.fr, tel 06 98 91 71 20.
Le premier tome est toujours disponible : Mystérieuse présence, ISBN 978-2-9563996-4-3, 210 pages, 20€.
Les Rêveries présente des poèmes extraits de Las ilusiones, El convaleciente et Los oráculos, trois séries écrites durant l'exil du poète au Mexique et en Argentine et publiées en 1944. Voici un extrait du premier poème traduit, “Hymne au loisir”:
 
Coule, ô temps, ton chant mélodieux
avec tes brèves épines sur les doigts,
et toi, mélancolie, et toi, tristesse,
comme de sombres oiseaux qui dans leurs trilles
parlent de Dieu, coulez depuis l’épaisseur,
tandis qu’ici dans mon corps le jeune homme dort
sa nuit puissante ; que s’écoule alors
la forêt interdite qui le berce
et que le vent rende visible la pureté
de mes instincts déjà maîtres du monde.
 
L'anthologie est précédée d'une étude intitulée "Nature, femme et mythes dans la vision poétique de Gil-Albert".
La photo de couverture représente la légende de l'enlèvement de Ganymède par Zeus sous la forme d'un aigle. C'est un thème de prédilection du poète homosexuel Juan Gil-Albert.

 

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Les infos du Plateau des Lacs

Le site d'informations locales le plus lu

de la Communauté de Communes des Monts de Lacaune

et de la Montagne du Haut-Languedoc ?

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Francis Dannemark, Werner Lambersy, Jacques Crickillon,
 Michel Host, Julos Beaucarne et tant d’autres,
qui depuis des décennies nourrissaient nos lectures de poèmes
 ou autres créations littéraires nous ont quitté ces dernières années,
 souvent avec une discrétion confondante. 
Le site  : https://www.liberamicorum.net/   
leur rend l'hommage nécessaire à leur génie.
L'émission "Les poètes" reviendra sur les œuvres
 de ces artistes dont nous avons rendu compte de leur travail 
et dont certains ont participé aux émissions comme
 notre ami Michel Host 
auquel la poète Margo Ohayon 
familière de l'écrivain avec lequel elle avait publié un livre commun,
 a consacré un poème que vous pouvez lire sur le lien :
 https://www.liberamicorum.net/disparus/michel-host

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Voir le  Bulletin de Noël 2022  des 
éditions Jas sauvages

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Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici

 

La Lettre du Lac Noir

 
 

N° 33  –  Janvier 2023 

 

 

     

     On pourrait résumer la quête de Stefan Zweig en trois noms : Romain Rolland, Érasme, Montaigne. La lutte contre les nationalismes. Le rejet des fanatismes religieux. Le combat contre tous les dogmatismes. Et chacun de ces engagements, qui sont comme autant d’étapes d’une unique quête pour penser l’universel, est symbolisé par un livre.     En 1921, c’est le grand livre qui fait découvrir Rolland dans le monde germanophone : Romain Rolland : sa vie, son œuvre. En 1934, c’est la redécouverte fervente autant qu’inattendue du sage de Rotterdam : Érasme, grandeur et décadence d’une idée. En 1941, c’est la rencontre émerveillée avec l’homme qui résume à lui seul toutes ses aspirations : l’essai sur Montaigne, son dernier texte, qu’on dirait testamentaire tant il y livre le sens de sa propre existence. Il n’aura pas le temps de le terminer. Le 22 février 1942, il se donne la mort. Le texte ne sera édité que bien plus tard, en 1960. […]    Zweig a découvert Romain Rolland par la première partie de son roman Jean-Christophe, parue dans les Cahiers de la Quinzaine en 1907 sous le titre L’Aube. Zweig écrit à Romain Rolland le 19 février 1910, engageant une correspondance qui comportera, du côté de Zweig, 520 lettres et, du côté de Rolland, 277. Si l’on en croit Zweig, ce n’est cependant qu’en 1913 qu’il rencontrera l’écrivain français pour la première fois. Rencontre éblouie qu’il relate dans Le Monde d’hier : « Son savoir faisait honte par son étendue et sa diversité ; ne vivant en quelque sorte que par ses yeux de liseur, il possédait la littérature, la philosophie, l’histoire, les problèmes de tous les pays et de tous les temps. De la musique, il connaissait chaque mesure ; les œuvres les plus oubliées de Galuppi, de Telemann, et même de musiciens de sixième ou de septième ordre, lui étaient familières. Avec cela, il prenait part avec passion à tous les événements du présent. »   Cet homme-là devint son mentor. Ne sentant que trop ce que sa propre intelligence avait d’incertain et son caractère d’irrésolu, il admirait sans réserve la lucidité et le courage dont lui semblait faire preuve, en toute situation, l’écrivain français. Lorsque Zweig publie sa terrible lettre « À mes amis de l’étranger », Rolland, avec l’autorité de l’âge (il est de quinze ans son aîné) le tance affectueusement : « Je suis plus fidèle que vous à notre Europe, cher Stefan Zweig, et je ne dis adieu à aucun de nos amis. » […]  C’est durant les derniers mois de la guerre que Zweig rédige l’essentiel de la biographie de son ami français. Romain Rolland est le seul, écrit-il, « au milieu de la folie des masses ivres » à être resté « un homme libre, humain et vigilant ». Il est « le plus grand événement moral de notre époque ». Une telle attitude est pour lui une leçon : «Mon but, écrit-il à Rolland, serait un jour de devenir non un grand critique, une célébrité littéraire, mais une autorité morale. » À l’image de son vénéré Maître, c’est dans ce rôle qu’il se voit désormais, et dans nul autre. De fait il ne cessera de se plaindre de la vanité et des servitudes du travail littéraire, dans lequel seule trouve grâce à ses yeux la poésie. Et il ne cessera, à l’inverse, de rechercher les ressources morales lui permettant, malgré les déficiences qu’il sent en lui, d’accomplir la haute mission qu’il s’est fixée. […]     « Comme ce serait confortable, écrit Zweig en 1939, d’être sioniste ou bolchevique ou toute autre sorte d’homme déterminé plutôt que d’être comme le bois flottant dans les flots déchaînés, à moitié brisés déjà et rongés ! Un royaume pour une illusion ! Je n’en trouve pas, et j’envie quiconque prend au sérieux aujourd’hui sa petite œuvre de poète ou sa foi dans le Parti.» Sans cesse, dirait-on, le nationalisme renaît de ses cendres, et là même où on le croirait depuis longtemps éteint. Car les hommes ont avant tout besoin de croire : qu’importe le drapeau, le parti, l’église, ils ont besoin de s’inventer une identité à travers une foi, quelque illusoire soit-elle. Et plus douloureux est leur manque, plus fanatique est leur engagement.     C’est en 1932 que Zweig a conçu le projet de travailler sur Érasme : « Je veux écrire, indique-t-il à Charles du Bos, un essai sur Érasme, homme solitaire, dans une époque de haine, qui, hélas, ne ressemble que trop à la nôtre. » À la fin de 1933, alors que le manuscrit est déjà bien avancé, il précise le sens de son entreprise pour Rudolf Kayser : cet Érasme, c’est « la tragédie de l’homme du juste milieu, doux et faible, qui est vaincu par les fanatiques. » Cet homme solitaire, doux et faible, il avoue à Rolland combien il s’y reconnaît : cet Érasme « sera avec toute son indécision mon porte-parole. » […]     En mai 1935, un an après la parution de son Érasme, Zweig s’installe à Zurich pour réunir des informations sur le nouveau héros qu’il s’est choisi : Sébastien Castellion, adversaire inflexible du fanatisme de Calvin comme Érasme l’avait été de celui de Luther. […] En Érasme, Zweig avait trouvé un double, affligé de la même encombrante gloire et des mêmes faiblesses de caractère que lui. En Castellion, humble érudit et penseur courageux, Zweig voit un modèle. Comme il n’avait pas hésité à marquer les limites d’Érasme, il se plaît au contraire à idéaliser Castellion. Le titre qu’il donne à son livre le marque clairement : Castellion contre Calvin, ou Une conscience contre la violence. Ou mieux encore : « Le moucheron contre l’éléphant », premiers mots de son introduction reprenant une expression de Castellion lui-même pour désigner son duel contre le Réformateur genevois. En septembre 1935, alors que Zweig préparait son livre, ont été adoptées les lois de Nuremberg imposant le drapeau à croix gammée comme symbole national de l’Allemagne et privant les juifs de leur citoyenneté. À travers le fanatisme religieux d’un Calvin, c’est évidemment aussi le fanatisme politique du régime nazi qui est ici visé, d’où le caractère manichéen du propos. […]   Il faudra attendre octobre 1941 pour que, par le plus grand des hasards, Zweig découvre Montaigne : dans la cave de la petite maison qu’il habite à Petropolis, il trouve une vieille édition des Essais et se prend d’enthousiasme pour sa lecture. […] Zweig s’étonne lui-même que la rencontre avec Montaigne vienne précisément à ce point de sa vie où il en a le plus besoin : « Que, malgré sa lucidité infaillible, malgré la pitié qui le bouleversait jusqu’au fond de son âme, il ait dû assister à cette effroyable rechute de l’humanisme dans la bestialité, à un de ces accès sporadiques de folie qui saisissent parfois l’humanité, comme celui que nous vivons aujourd’hui, c’est là ce qui fait la vraie tragédie de la vie de Montaigne. » Cette tragédie, c’est exactement celle que vit l’humanité au moment où Zweig lit les Essais. […]   Comme ses pères, issus des petites communautés juives des villages de Moravie, s’étaient d’abord établis à Reichenberg, au nord de la Bohême, pour s’installer enfin à Vienne, capitale de l’Empire, Zweig a toute sa vie essayé de s’affranchir des limites de sa propre existence pour penser l’universel. Entreprise paradoxale pour un écrivain dont ne cesse d’étonner au contraire le goût de l’observation la plus exacte et l’art du détail le plus concret. Tout dans ses récits et ses nouvelles nous invite à faire attention à ce qu’il y a de plus singulier, de plus irréductible dans les êtres et les choses. Une attention qui peut aller parfois, dans une nouvelle comme Le Joueur d’échecs, jusqu’à une fascination presque schizophrénique. […]

   Ce joueur exceptionnel, dont le narrateur nous relate le destin, a connu le traumatisme d’un isolement absolu, et voici qu’il découvre soudain toutes choses à nouveau, dans une vision quasi hypnotique. Et l’on ne peut s’empêcher de penser qu’à la veille de se donner la mort, c’est sa propre quête que Zweig symbolise ici. Lui qui n’a cessé de vouloir penser l’universel, toujours désespérant de l’atteindre, il a trouvé dans chaque regard ce réconfort inattendu de voir plus vivement, de voir vraiment, le particulier. Comme le rayon de la lumière la plus pure fait voir à Boehme, comme pour la première fois, l’étain de la cruche. Ses récits seraient-ils si vibrants, si puissants, s’ils n’étaient baignés de cette « secrète lumière » qu’une longue et douloureuse recherche lui a fait entrevoir ?

       Gérard Pfister, préface à Ainsi parlait Stefan Zweig (extraits)

 

 

LES NOUVEAUTÉS DU MOISparution en librairie le jeudi 12 janvier 2023  

 

Stefan ZweigAinsi parlait Stefan Zweig Dits et maximes de vieTraduit de l'allemand et présenté par Gérard PfisterÉDITION BILINGUE Collection Ainsi parlait ISBN 978-2-845-90342-5, 192 p., 14 €

 

L’œuvre de Stefan Zweig (1881-1942) est un phénomène d’édition. Ses nouvelles et ses biographies historiques ne cessent d’être rééditées. Pourtant Zweig estimait ces textes-là d’un intérêt mineur. À côté de la poésie, seule importait pour lui le travail de réflexion et l’autorité morale qu’il pouvait avoir sur son époque.

Cet Ainsi parlait, qui fait largement appel à ses journaux et à ses lettres fait apparaître un homme intègre et inquiet, doutant de lui-même mais ne transigeant jamais sur l’essentiel : la lutte contre les nationalismes, le rejet des fanatismes religieux, le combat contre tous les dogmatismes.– Toute sa vie il a essayé de penser l’universel. Il ne faut pas s’étonner que les trois autorités morales qui lui ont servi de modèles soient des français : Romain Rolland, Castellion et Montaigne.

Les éditions Arfuyen ont fait découvrir en 2021 ses textes poétiques, qu’il plaçait au centre de son œuvre. Or, de même qu’on oublie trop chez Zweig le poète, on oublie trop chez lui le penseur : « Mon but, écrit-il à Rolland, serait de devenir non une célébrité littéraire, mais une autorité morale. »

Grâce à cet Ainsi parlait, c’est bien ainsi que Zweig nous apparaît au fil de ses nouvelles, essais, pièces et biographies mais aussi de ses journaux et lettres. Un homme intègre et inquiet, doutant de lui-même mais ne transigeant jamais sur l’essentiel : la lutte contre les nationalismes, le rejet des fanatismes religieux, le combat contre tous les dogmatismes.

Aux côtés de Romain Rolland le combat qu’il mène pendant le Première Guerre mondiale pour la paix et la réconciliation européenne est d’une admirable clairvoyance. Tout aussi prophétique ce qu’il annonce pour les lendemains du conflit : « Je suis convaincu – dur comme fer – qu’après la guerre l’antisémitisme sera le refuge des partisans de la “Grande Autriche”. » Hitler, on le sait, était autrichien…

 

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Marie de la Tour et TaxisSouvenirs sur Rainer Maria RilkeTexte original en françaisAvant-propos de Maurice BetzCollection Les Vies imaginairesISBN 978-2-845-90343-2, 192  p., 17 €

 

En mettant à sa disposition durant plusieurs saisons son château de Duino, dominant l’Adriatique, la princesse Marie de la Tour et Taxis (1855-1934) a marqué l’œuvre de Rilke d’une empreinte indélébile.

C’est en français que Marie de la Tour et Taxis, dotée d’une immense culture et d’une excellente plume, rédige ses souvenirs, notés sur le vif et souvent étonnants, du poète dont elle a été si proche.

« Duino est l’atmosphère de mon être », écrivait Rilke. À jamais l’œuvre du poète est associée au château de la princesse de Tour et Taxis, à Duino, près de Trieste, où il trouva l’inspiration des Élégies : «Dominant l’Adriatique, écrit Maurice Betz, à l’extrême pointe d’un promontoire, un antique château, juché sur le roc, qu’isolent d’un côté la mer, de l’autre de profondes forêts de chênes-lièges […] C’est ici que Rilke vint pour la première fois au printemps de 1910, sur l’invitation de la princesse de la Tour et Taxis, et ce bref séjour au château de Duino fut le début d’une longue et féconde intimité avec ce paysage et ses habitants.»

Un jour d’hiver, au début de 1912, durant une promenade sur le chemin du Bastion, les vers d’un poème inconnu lui furent comme dictés. La première Élégie était née.

Marie de la Tour et Taxis, « cette grande dame autrichienne qui était chez elle aussi bien à Paris qu’à Vienne ou à Venise » (Betz), a tenu à rédiger en français ses souvenirs du Seraphico – c’est le nom qu’avec son accord elle lui avait donné – et à montrer l’homme qu’il était au quotidien, avec toutes ses fragilités et ses étrangetés.

Étrangement, le texte a d’abord paru en traduction allemande en 1933. C’est seulement en 1936, grâce à Maurice Betz, qu’ils ont pu paraître dans leur langue originale, chez Émile-Paul à Paris. En ce dixième anniversaire de la mort de Rilke, paraissaient également les souvenirs de Betz, réédités en mars 2022 par Arfuyen sous le titre Conversations avec Rainer Maria Rilke.

 

 

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Stefan ZweigLa Vie d'un poètePoèmes et écrits sur la poésieTraduit de l'allemand par Marie-Thérèse KiefferÉDITION BILINGUECollection Les Vies imaginairesISBN 978-2-845-90313-5  –  192 pages  –  17 euros

 

« On n’aime rien tant que ses poèmes, écrit Zweig en 1905 : ce sont les seuls textes dont on se prend parfois à rêver qu’ils soient achevés, qu’ils aient leur vie propre et qu’ils ne puissent plus mourir. »

Stefan Zweig (1881-1942) a beaucoup écrit : nouvelles, théâtre, essais, biographies. Son succès a été immédiat et considérable. Il est aujourd’hui encore l’écrivain étranger le plus lu en France.

Zweig lui-même s’étonnait d’un tel succès : ces textes-là n’étaient à ses yeux que d’un intérêt mineur. Ce qui comptait pour lui, c’était la poésie. Car, on l’ignore trop souvent, Zweig a écrit des poèmes toute sa vie. Il en a publié trois recueils (en 1901, 1905 et 1922), pour certains plusieurs fois réédités de son vivant et récemment réédités en Allemagne. Poèmes de voyages, de rêves et de méditations. De façon très étonnante, presque aucun de ces textes n’a été à ce jour traduit en français. Zweig a également beaucoup écrit sur la poésie et les poètes, qu’il admirait plus que tout.

C’est donc une sorte d’autobiographie de Stefan Zweig en poète qui est ici donnée : ce poète qu’il a toujours rêvé d’être, sur les traces des idoles de sa jeunesse viennoise, au premier rang desquelles Hofmannsthal. Tout au long de sa vie, Zweig n’a cessé d’écrire à la gloire des poètes : de Kleist et Hölderlin à Verhaeren et Rilke.

 

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Rainer Maria RilkeAinsi parlait Rainer Maria RilkeDits et maximes de vieTraduit de l'allemand et présenté par Gérard PfisterÉDITION BILINGUECollection Ainsi parlaitISBN 978-2-845-90265-7 – 192 pages  –  14 euros

 

Rilke est bien plus qu’un écrivain ou un poète, sa méditation va si profond qu’elle constitue pour nombre de ses lecteurs une véritable sagesse de vie. Comment accéder pleinement à cette si particulière « sagesse » ? Car loin de se résumer aux fameuses Lettres à un jeune poète, l’œuvre de Rilke est vaste et diversifiée, et son abondante correspondance recèle des trésors. Présentés dans l’ordre chronologique de leur date de publication (ou, pour les lettres, de leur envoi), les fragments ici reproduits renvoient à l’ensemble de l’œuvre de Rilke et permettent de comprendre cet itinéraire prodigieux.

« Nous sommes les abeilles de l’invisible, écrit Rilke dans une magnifique lettre à Witold von Hürlewitz datée du 13 novembre 1925, un an avant sa mort. Nous butinons éperdument le miel du visible, pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’Invisible. » L’œuvre de Rilke n’a cessé d’accompagner les éditions Arfuyen depuis leur création : du Vent du retour (traduit par Claude Vigée,1989) à L’Amour de Madeleine (1992), du Livre de la Pauvreté et de la Mort (traduit par Jacques Legrand, 1997) au Livre de la vie monastique (traduit par G. Pfister, 2019) et à Sur Dieu (id., 2021).

Rilke fascine par ses écrits autant que par sa vie bohème et itinérante, son amitié avec Rodin et Verhaeren, sa relation avec Lou Andreas Salomé (l’amie de Nietzsche et Freud), ou Baladine Klossowska (mère de Balthus et Pierre Klossowski). S’y ajoute que sa vie tout entière a été une quête spirituelle, hors des sentiers balisés, et que cette expérience lui a donné un rayonnement incomparable. Qu’on songe, par exemple, à l’influence lumineuse qu’il aura sur Etty Hillesum, dont le Journal est un permanent dialogue avec la méditation rilkéenne.

 

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REVUE DE PRESSE

 

Maurice BetzConversationsavec Rainer Maria RilkeLu par Isabelle Baladine Howald in Poezibao, 11 avril 2022, extraits

 

Quelle chance pour Maurice Betz (1898-1946) d’avoir pu traduire les Cahiers de Malte Laurids Brigge avec son auteur lui-même, Rainer Maria Rilke himself ! (Et comment se risquerait-on alors à le traduire à nouveau aujourd’hui, même en arguant des changements de la langue d’accueil… C’est une vraie question pour l’avenir…). Cet écrivain, Maurice Betz, bien oublié depuis malgré le succès d’une dizaine de livres publiés sur son expérience de la guerre en Alsace notamment (il était natif de Colmar) demeure le traducteur jalousé de Rilke mais aussi de La montagne magique de Thomas Mann, ce n’est pas peu dire… Les deux grands écrivains qu’étaient Rilke et Mann n’ont pas tari d’éloges sur la finesse du travail de Betz. […]Les Conversations avec Rainer Maria Rilke racontées par Maurice Betz viennent de paraître chez Arfuyen. Elles sont suivies du récit d’un tout jeune homme, Camille Schneider, qui a rencontré Rilke par Maurice Betz, de son voyage à Strasbourg et Colmar en train avec Rilke, le soir même de leur rencontre. Rilke était coutumier des départs tenus secrets et inattendus. Ce contemporain et ami de Betz, alsacien lui aussi, est envoyé par Betz rencontrer Rilke au Jardin du Luxembourg où celui-ci aimait beaucoup aller. Il est entraîné par le poète à une longue promenade et celui-ci lui propose de revoir Strasbourg (où Rilke avait publié ses tout premiers poèmes dans un Almanach) et Colmar avec lui. Le voyage se fit en train le soir-même, entre conversation et endormissement, Rilke est toujours aussi ému devant la cathédrale et reste longtemps silencieux devant le retable d’Issenheim. Ce petit récit touchant est inclus dans ce volume de souvenirs.

 

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Louis LavelleRègles de la vie quotidienne

Lu par Marc Wetzelin La Cause littéraire, 19 août 2022, extraits

 

Le philosophe Louis Lavelle (1883-1951) avait laissé dans ses papiers un formidable et éclairant inédit, publié pour la première fois chez Arfuyen en 2004, puis 2010, à nouveau disponible en 2022. Le ton et le contenu du court extrait qui précède fustige, comme on le voit, un peu prophétiquement la communauté d’envie, de déploration et de ressentiment dans laquelle nous nous enlisons fièrement. Mais dénoncer n’est pas le fort de ce penseur, qui s’abstient précisément d’ajouter ainsi à la misère psycho-culturelle dont son petit livre souhaite, au contraire, nous extraire et au fond, nous sauver !

La quotidienneté n’est évidemment pas le sommet de la vie humaine (puisque son morne prosaïsme, sa plate médiocrité, la définissent), mais elle ne doit empêcher personne d’y atteindre ses propres sommets et de se vouer au meilleur. La vie quotidienne, par sa régularité et sa socialité constitutives, est, pour chacun, l’occasion toujours recommencée de s’améliorer, et le moyen de se frotter plus dignement à autrui. D’où l’idée de lui donner (ou plutôt de lui faire se donner) des règles, car, s’il y a dans l’ordinaire des interactions humaines des choses qui « se font » et « ne se font pas », que faut-il pourtant en faire et y faire au jour le jour ?

De même, si la vie quotidienne est le cours banal des innombrables interférences entre destins, c’est légitimement que les autres nous y attendent au tournant et sont sans cesse partie prenante de nos initiatives, manquements et prétentions : dès lors, l’évitement mutuel de la politesse et un savoir-vivre intuitif suffiront-ils, sans règles à énoncer et appliquer, à nous « traiter » au moins mal les uns les autres ? Louis Lavelle estime résolument que non ; pour lui, le problème de rester humain dans le trivial, constant et périlleux entrechoquement des vies humaines n’est pas assez réglé si chacun se contente de surveiller – mais non d’entretenir activement et d’exercer ! – sa propre humanité ! Il faut des règles pour rester au meilleur de l’art de coexister avec ses semblables, dans une vie que son simple usage, même heureux, fragilise et périme en tous.

 

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otre ami Julien Blaine nous informe de sa dernière publication.
Ce livre fera l'objet d'une prochaine émission "Les Poètes".
"je ne sais toujours pas
(comme boucoup de mes travaux récents)
s! c’est une « fantaisie » ou un travail « sérieux »

Admirable, le passage de la roue de la fortune à l’étoile ! Magnifique le duo du bateleur et du mat ! Odieuses les jumelles : la papesse et l’impératrice ! Mystérieuses dans leur union : la justice et la force. Tous ces valets à leur service. Le bon lecteur saura choisir la lame qu’il devrait servir. 

Et, Il m’a fallu plus de 60 ans pour fabriquer ce déchet ! 

Et ainsi Apparut l’Arcane 23 (ce livre vous dévoilera ce mystère !=?) "

Julien BLAINE

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